Calendrier

Octobre 2008
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Catégories

Vendredi 4 juillet 2008
Reuters

Ingrid Betancourt, qui a été accueillie à son arrivée en France par Nicolas Sarkozy, a défendu le rôle du président français dans sa libération et lui a demandé de continuer à oeuvrer en faveur des otages toujours captifs de la guérilla colombienne.

L'ex-otage franco-colombienne a assuré que sa libération et celle de 14 compagnons de détention, organisée mercredi par l'armée colombienne, n'était pas "une mise en scène".

La radio suisse romande (RSR), citant "une source proche des événements", affirme que 20 millions de dollars ont été versés aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) en échange des quinze otages, à l'initiative des Etats-Unis. Trois militaires américains figurent au nombre des personnes libérées.

"Je ne pense pas que ce que j'ai vu soit une mise en scène. (...) Lorsque l'hélicoptère a décollé et que les deux commandants (des Farc) ont été neutralisés, la joie de nous tous et surtout la joie de ceux qui avaient commandé l'opération n'était pas fictive", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse à l'hôtel Marigny, près de l'Elysée.

Le ministère français des Affaires étrangères a déclaré que Paris n'avait versé aucune rançon.

Ingrid Betancourt, 46 ans, et sa famille sont arrivés en France à 16h00, sur la base aérienne militaire de Villacoublay (Yvelines), près de Paris, en provenance de Bogota à bord d'un avion de la République française dans lequel se trouvait également le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

Nicolas Sarkozy et son épouse Carla l'ont accueillie à sa descente d'avion.

"C'est toute la France qui est heureuse que vous soyez là. C'est toute la France qui est impressionnée par la façon dont vous revenez, avec ce sourire, cette force. C'est toute la France qui admire votre dignité", a dit le chef de l'Etat lors d'une brève déclaration sur le tarmac.

"C'est un message d'espoir pour tous ceux qui souffrent dans le monde et qui sont privés de liberté, rien n'est inéluctable", a-t-il souligné, l'ex-otage à ses côtés.

"REFLEXION COMMUNE" ENTRE BOGOTA ET PARIS

Ingrid Betancourt, émue, visiblement lasse, a remercié la France, son "autre famille", et rendu hommage à l'action de Nicolas Sarkozy, qui avait dès le soir de son élection, le 6 mai 2007, formé le voeu d'obtenir la libération de la jeune femme. "Je vous dois tout".

"J'ai beaucoup pleuré pendant sept ans, de douleur et d'indignation. Aujourd'hui je pleure de joie", a dit celle qui avait été enlevée en février 2002 par les Farc.

La France, qui mettait en doute la stratégie de fermeté du président colombien Alvaro Uribe et privilégiait les canaux de la négociation, n'a pas été associée à l'opération de mercredi, mais Ingrid Betancourt a tenu à mettre en avant son rôle.

"Le gouvernement colombien a mis au point une stratégie différente qui était le fruit de la réflexion commune entre Français et Colombiens", a-t-elle expliqué.

Conviée par la suite à l'Elysée pour une cérémonie en son honneur en présence notamment du couple présidentiel, du maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë et de membres de ses comités de soutien, Ingrid Betancourt a demandé l'aide de Nicolas Sarkozy pour les otages toujours aux mains des Farc.

"Pour ceux qui restent solidaires des preneurs d'otages, il n'y a pas d'espoir. Il faut faire le choix : soit on fait le bon choix et dans ce cas-là la France répondra 'présent', soit on fait le mauvais choix et dans ce cas-là, la France ne pourra rien", a répondu le chef de l'Etat, réitérant la proposition de la France d'accueillir des guérilleros démobilisés.

Il a annoncé qu'il se rendrait en Amérique latine avec Bernard Kouchner pour remercier Alvaro Uribe et les dirigeants vénézuélien, équatorien et argentin.

Ingrid Betancourt, qui a déclaré que son séjour français durerait "quelques jours", se rendra samedi à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, à Paris, pour y subir des examens médicaux.

On ignore pour l'heure le détail du reste de son programme, mais l'Elysée a de nouveau fait savoir qu'elle était la bienvenue aux festivités du 14-Juillet.

"Je vais être là pour le 14-Juillet mais en famille, avec vous, entre vous. Je n'ai pas été invitée par le président", a-t-elle dit lors de sa conférence de presse.

Service France, édité par Pascal Liétout


 

http://www.lexpress.fr/actualite/depeches/infojour/reuters.asp?id=74393

par beber
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Retour à la page d'accueil
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus