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© Reuters
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jeudi 15 mai 2008, mis à jour à 20:22
Le président américain a lancé cette attaque indirecte envers le sénateur de l'Illinois à l'occasion d'un discours prononcé à la Knesset, dont il était l'invité d'honneur dans le cadre des célébrations du 60e anniversaire de la création de l'Etat hébreu.
"Certains semblent croire que nous devrions négocier avec des terroristes et des radicaux, comme si un discours ingénieux suffisait à persuader ces derniers qu'ils se trompent depuis le début", a dit Bush devant le parlement israélien, sans jamais mentionner le nom de Barack Obama.
"Nous avons déjà entendu cette illusion ridicule par le passé. Lorsque les chars nazis marchaient sur la Pologne en 1939, un sénateur américain avait dit: 'Monsieur, si seulement nous avions pu parler à Hitler, tout cela ne serait jamais arrivé'", a-t-il poursuivi.
"ATTAQUE POLITIQUE PERFIDE"
"Nous avons l'obligation d'appeler cela le confort illusoire de l'apaisement, qui a été discrédité à maintes reprises dans l'Histoire", a précisé Bush.
La Maison blanche a assuré que son chef ne visait pas directement Obama mais tous ceux qui partagent cette vision.
Largement en tête dans la course à l'investiture face à sa rivale Hillary Clinton, le sénateur métis a réagi au discours du président en soulignant son caractère inopportun.
"Il est triste que le président Bush utilise un discours à la Knesset dans le cadre des célébrations du 60e anniversaire de la création d'Israël pour lancer une attaque politique perfide", a déclaré Obama.
Au début de la campagne des primaires démocrates, en février dernier, Obama avait indiqué qu'il serait prêt à rencontrer des responsables des principaux ennemis de Washington afin d'engager un dialogue avec ces pays honnis, au premier rang desquels figurent l'Iran, la Corée du Nord et Cuba.
"George Bush sait que je n'ai pas pris d'engagements avec les terroristes et la politisation extraordinaire de la diplomatie du président conjuguée à la politique de la peur ne fait rien pour garantir la sécurité du peuple américain ou celle de notre fidèle allié Israël", a-t-il poursuivi.
Steve Holland, version française Olivier Guillemain
http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=71004
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