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Lundi 31 décembre 2007

Nouveau drame sur un terrain

Phil O'Donnell Phil O'Donnell souhaitait prendre sa retraite à l'issue de la saison (Reuters)

Quatre mois après la disparition d’Antonio Puerta, le capitaine du club écossais de Motherwell, Phil O’Donnell, est décédé samedi après avoir été victime d’un malaise lors d’un match.

par Vincent Duchesne

On espérait ne plus jamais revoir de telles images sur une pelouse de football. Sur un terrain de sport tout simplement. Pour la deuxième fois en seulement quatre mois, un joueur professionnel s’est effondré, victime d’un malaise. Pour ne plus jamais se relever. Après l’Espagne et l’énorme émotion suscitée par le décès du défenseur du FC Séville, Antonio Puerta, le 28 août dernier, c’est l’Ecosse qui est en deuil. Phil O’Donnell, capitaine de Motherwell, club de première division écossaise, est décédé samedi en fin d’après-midi, quelques minutes après avoir été victime d’un malaise lors de la rencontre entre son club et Dundee United (5-3). Et ce alors qu’il s’apprêtait à céder sa place à quelques encablures du coup de sifflet final.

Les causes du décès encore inconnues
Après avoir reçu les premiers soins pendant plus de cinq minutes, il a été évacué sur une civière et transporté au Wishaw General Hospital. Conscient jusque-là selon son entraîneur, O’Donnell aurait perdu connaissance dans l’ambulance et n’a pu être ranimé. «C'est une tragédie pour sa famille (…) Nous sommes tous sous le choc et nous sommes sûrs qu'à travers tout le pays, tout le monde ressent le même sentiment. Il n'était pas seulement un joueur exemplaire mais également une personne exemplaire», a déclaré John Boyle, le propriétaire de Motherwell. A l’heure actuelle, les causes du décès demeurent toujours inconnues. Le joueur, qui évoluait au plus haut niveau depuis 1990, ne souffrait d’aucun problème vasculaire ou antécédent cardiaque. Un tragique accident qui risque évidemment de soulever une nouvelle fois le problème du suivi médical des sportifs de haut niveau et en particulier des footballeurs. Car la liste des victimes de mort subite commencent sérieusement à s’allonger (le Camerounais Marc-Vivien Foé en 2003, le Hongrois Miklos Feher en 2004, l’Espagnol Antonio Puerta en août dernier).

Vive émotion en Ecosse
Dès l'annonce de la mort du joueur écossais, les messages de soutien envers la famille se sont multipliés. Des centaines de supporters sont venus se recueillir et lui rendre hommage devant le stade de Fir Park en jetant des écharpes, des maillots, des photos et des gerbes de fleurs. Une enceinte qu’O’Donnell a côtoyé pendant près de sept ans. Il avait également porté les couleurs du Celtic Glasgow, de Sheffield Wednesday et à une reprise celles de la sélection écossaise. A 35 ans, ce milieu de terrain très apprécié pour sa simplicité outre-Manche, entamait là sa dernière saison. Dans son club de cœur, là où il avait débuté sa carrière à seulement 18 ans. Malheureusement la saison de trop. La Ligue écossaise a d’ailleurs décidé de reporter le match de championnat entre Hibernian et Motherwell prévu mercredi tout comme la rencontre entre Gretna et Saint Mirren, Gretna évoluant temporairement au Fir Park pour ses matches à domicile. Phil O’Donnell laisse derrière lui une femme et quatre enfants.

 

http://www.sport24.com/football/championnats-etrangers/actualites/nouveau-drame-sur-un-terrain-104726/

par beber publié dans : Actualitée
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Lundi 31 décembre 2007
L'opération de récupération de trois otages des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche), dont la libération prochaine avait été annoncée le 18 décembre par la guérilla, a encore été retardée. A Villavicencio, chef-lieu du département colombien du Meta, choisi comme base logistique de la "caravane aérienne humanitaire", deux hélicoptères Bell vénézuéliens, plus petits que les MI17 de fabrication russe déjà mobilisés, ont rejoint, dimanche 30 décembre, le dispositif présent à l'aéroport. Ils permettraient un éventuel atterrissage sur une surface plus réduite.

 

 

Officiellement, on n'attendrait plus que "les coordonnées" du lieu de remise des otages que les FARC doivent faire parvenir discrètement au gouvernement vénézuélien. Le haut commissaire colombien pour la paix, Luis Carlos Restrepo, a tenu à rassurer : Bogota ne tient pas à connaître ces "coordonnées" et n'impose "aucun délai ni limite" à l'opération humanitaire, a-t-il déclaré à la presse à Villavicencio.
 
NÉGOCIATIONS AVEC LE CICR

A Bogota, la déléguée du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Barbara Hintermann, a tout de même rappelé qu'elle entend négocier avec le commandement militaire colombien pour que les hélicoptères disposent de la sécurité nécessaire, sans interférence intempestive.

La question de savoir qui accompagne les équipages des hélicoptères de sauvetage ferait l'objet d'âpres négociations. Le CICR n'apprécie pas l'indiscrétion des caméras, mais le président vénézuélien, Hugo Chavez, a promis à son ami, le cinéaste américain Oliver Stone, qu'il pourrait filmer la remise des otages.

M. Chavez a délégué les détails opérationnels au capitaine Ramon Rodriguez Chacin, ancien ministre de l'intérieur, qui se trouvait toujours à Caracas dimanche. A l'en croire, le dénouement interviendrait "dans les prochains jours". Même si "le gouvernement colombien collabore activement" en suspendant les incursions militaires, la guérilla doit pouvoir prévoir sa retraite de la zone, a expliqué le capitaine.

Mais Hugo Chavez envisage d'autres options. "Dans le cas où cela prendrait trois, quatre ou cinq jours de plus pour des raisons de sécurité [des FARC], cette opération pourrait s'effondrer et il faudrait alors penser à une autre solution", a-t-il admis samedi soir.

A Caracas, les familles des otages attendent depuis jeudi. Clara Gonzalez de Rojas, mère de Clara Rojas, l'ancienne assistante d'Ingrid Betancourt, se montre patiente. "S'il faut un jour ou deux de plus, cela n'a pas d'importance, a-t-elle assuré à la télévision colombienne. Ce qui compte, ce n'est pas le temps, mais le soin apporté au succès de l'opération par les gouvernements vénézuélien et colombien."

Dimanche au petit matin, Juan Carlos Lecompte, le mari d'Ingrid Betancourt, lui a envoyé un message au cours de l'émission radiophonique hebdomadaire "Les voix des séquestrés". "Un message d'espoir et d'amour, avec des nouvelles de ses enfants, confie-t-il. C'était le dernier programme de l'année 2007, je ne pouvais pas le manquer."


par beber publié dans : Actualitée
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Lundi 31 décembre 2007
Le fils de Benazir Bhutto, Bilawal, âgé de 19 ans, devra partager la tête du Parti du peuple pakistanais avec son père Asif Ali Zardari (à gauche), nommé co-président.  | AP/Shakil Adil
AP/Shakil Adil

Le fils de Benazir Bhutto, Bilawal, âgé de 19 ans, devra partager la tête du Parti du peuple pakistanais avec son père Asif Ali Zardari (à gauche), nommé co-président.

A l'âge de 19 ans, le fils aîné de Benazir Bhutto reprend le flambeau de sa mère en devant le troisième leader du Parti du peuple pakistanais, fondé par son grand-père Zulfikar Ali Bhutto. Bilawal est né en septembre 1988, un mois avant que sa mère ne remporte les élections générales, sous le régime du dictateur Zia-ul-Haq.

 

 

Longtemps exilé, il connaît mieux les rues commerçantes de Dubaï et de Londres, où il a grandi, que le jeu compliqué de la politique pakistanaise. Il a étudié dans un prestigieux lycée de Dubaï et a été admis à Oxford, marchant sur les traces de sa mère.

"NOTRE MEILLEURE VENGEANCE, C'EST LA DÉMOCRATIE"

Les fréquents voyages de sa mère et les huit années de prison de son père pour des accusations "montées de toutes pièces" de corruption l'ont profondément marqué. Bilawal va devoir assumer le lourd héritage d'une des dynasties les plus puissantes du Pakistan.

Dans les rares interviews qu'il a données, il a dénoncé le sort fait à ses parents par l'armée pakistanaise et par le principal adversaire de Benazir Bhutto, Nawaz Sharif, aujourd'hui lui aussi dans l'opposition. Mais il a souvent insisté sur la justice et la démocratie, clés selon lui pour redonner une stabilité au pays."Notre meilleure vengeance, c'est la démocratie, ainsi que le disait ma mère", a-t-il lancé dimanche après sa nomination à la tête du PPP.

 

Son entrée en politique n'avait pourtant rien de programmé. Avant l'annonce de dimanche, l'ancienne porte-parole de Mme Bhutto, Sherry Rehman, estimait qu'"il ne tient pas beaucoup à entrer dans l'arène politique". A la tête du prinicpal parti d'opposition, sa tâche sera particulièrement lourde. Même s'il ne pourra pas être lui même candidat aux législatives : Bilawal a six ans de moins que l'âge requis pour pouvoir se présenter.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3216,36-994625@51-895309,0.html

par beber publié dans : Actualitée
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Lundi 31 décembre 2007
Seule femme candidate à la présidentielle de novembre, l’ex-première dame Hillary Clinton mise beaucoup sur la solidarité féminine. A quatre jours de la primaire test dans l’Iowa, six New-Yorkaises évaluent les chances de leur sénatrice.
Recueilli par notre correspondante à New York ISABELLE DURIEZ photos PASCAL PERICH
QUOTIDIEN : lundi 31 décembre 2007
 

Hillary Clinton a fait le calcul : 54 % des électeurs américains sont des électrices ; et celles-ci ont traditionnellement la fibre plus démocrate que les hommes. Si la sénatrice de New York arrive à convaincre les femmes, leurs bulletins peuvent donc la propulser à la Maison Blanche. La seule candidate en lice à la présidentielle de 2008 a fait des femmes sa cible privilégiée. En particulier les jeunes célibataires qui se rendent moins aux urnes que leurs copines mariées. En 2004, 20 millions de ces célibataires n’avaient pas voté, selon l’organisation Women’s Voices, Women Vote. Principal argument de l’ex-première dame : devenir la première présidente des Etats-Unis. Sa stratégie : faire jouer la solidarité féminine. Hillary Clinton a recruté des milliers d’ambassadrices pour faire passer son message, a gagné le soutien de deux grandes organisations féministes, Emily’s List et Now, et a mis l’accent sur des thèmes de campagne «féminins» comme l’assurance santé universelle. Elle a envoyé l’ex-secrétaire d’Etat Madeleine Albright sur le terrain, organisé des soirées entre femmes pour montrer son côté maternel et chaleureux, exhibé sa mère et sa fille, Chelsea, dans l’Iowa. Résultat, face à ses rivaux démocrates, Hillary a commencé la campagne avec une large avance parmi les femmes et reste leur favorite. Selon le Pew Research Center, 52 % voteraient pour elle contre 21 % pour Barack Obama, son principal concurrent. Mais l’écart s’est réduit ces dernières semaines, en particulier dans cet Etat test de l’Iowa où les primaires ont lieu le 3 janvier. Les femmes pourraient-elles lâcher Hillary ? Six New-Yorkaises parlent de leur sénatrice.

 

«Il est grand temps de mettre une femme à la Maison Blanche»Juanda auguste, 28 ans, aide-soignante à Brooklyn

 

«Je voterai pour Hillary. La raison numéro 1, c’est qu’il est grand temps de mettre une femme à la Maison Blanche. Et Hillary est tout à fait capable de remplir les fonctions de président. Elle fera même mieux qu’un homme, parce que les femmes travaillent plus et résistent mieux à la pression. Hillary a prouvé qu’elle savait rester calme dans les pires situations, quand Bill l’a trompée. Tout le monde s’attendait à ce qu’elle fonde en larmes ou parte en claquant la porte, mais elle a gardé la tête froide. Si mon mari m’avait fait ça, j’aurais divorcé le lendemain matin. Mais elle a fait un choix et s’y est tenue. C’est quelqu’un de fort. Les médias lui reprochent d’être froide. Mais la femme que je vois à la télé ne m’a pas l’air plus froide que les autres candidats. Je crois qu’elle veut juste qu’on la prenne au sérieux. On ne reproche jamais à un homme d’être froid, comme on ne le critique pas sur sa tenue. Elle, quand elle a mis un pull décolleté, tout le monde lui est tombé dessus. Les politiques ne sont jamais que des machistes.»

«Je ne veux pas d’un deuxième Clinton en moins de dix ans»Melanie lowe, 26 ans, directrice des programmes dans une école publique de new york

«J’ai été une fan de Hillary. Je l’ai vue à un meeting dans ma petite ville du New Jersey quand j’avais 13 ans et qu’elle était encore première dame. Elle m’a beaucoup impressionnée. J’avais le sentiment qu’elle était sincère. Mais au cours de ces douze dernières années, je crois que sa sincérité a été corrompue par la soif de pouvoir. Elle s’est engagée auprès de tant de gens qui lui ont donné de l’argent, qui l’ont soutenue politiquement, qu’on ne sait plus pour qui elle se bat. Une chose est sûre : avec elle, ce sera "on prend les mêmes et on recommence". Elle déclenche de telles réactions d’hostilité qu’elle sera paralysée chaque fois qu’elle voudra changer quelque chose. Je ne supporte pas non plus l’idée d’avoir un deuxième Clinton à la Maison Blanche en moins de dix ans. Nous étions outrés, nous les démocrates, que le fils de George Bush puisse être élu président à son tour, et nous nous apprêtons à faire la même chose. Comme si les Etats-Unis étaient devenus une monarchie où deux familles prennent le pouvoir en alternance. On a crié au loup quand Bush a fait venir au gouvernement les copains de son père - Dick Cheney et Donald Rumsfeld -, mais qui croyez-vous qu’elle va amener à la Maison Blanche ? Les copains de Bill.»

«Son vote en faveur de l’invasion de l’Irak est un problème»Emilie meyer, 25 ans, étudiante à l’université de new york

«J’ai beaucoup aimé Bill Clinton parce qu’il a su travailler avec les républicains. Du coup, j’aurais tendance à voter pour Hillary. Ce n’est pas très féministe de dire ça, mais j’espère qu’il a déteint sur elle ! Néanmoins, j’hésite encore avec Obama parce que certaines choses me dérangent. Elle est intelligente et elle serait une grande présidente si elle pouvait prouver qu’elle ne va pas changer de position en cours de route. Elle a reçu énormément d’argent de gros donateurs ; quelles promesses a-t-elle dû faire en échange ? Son vote en faveur de l’invasion de l’Irak est aussi un vrai problème. Ça allait dans le sens de la majorité à l’époque, mais ça ne représentait pas sa base. Tout le monde peut faire des erreurs, mais il faut les reconnaître. Et je ne suis pas sûre que les Américains soient prêts à élire une maîtresse femme comme elle. Un grand nombre d’hommes ne supporteraient pas d’être dirigés par une femme, alors qu’ils ont davantage l’habitude de voir des hommes noirs à des postes élevés. Et certaines femmes trouvent qu’elle est trop agressive et qu’elle n’a pas à leur dire ce qu’elles doivent faire.»

«Elle a montré qu’elle sait prendre des décisions»Eddie Russo, 58 ans, retraitée, New Jersey

«Si une femme peut être élue présidente avant que je meure, c’est bien Hillary. Pour qu’une femme soit considérée comme une candidate sérieuse à ce poste, elle doit avoir prouvé dix fois plus qu’un homme qu’elle en est capable. Elle doit être connue, respectée, expérimentée. Ce n’est pas comme Bill Clinton ou Mike Huckabee, qui peuvent sortir d’on ne sait où et s’imposer en quelques mois comme des candidats solides. Personne ne votera pour une femme si elle n’a pas fait ses preuves. Et qui mieux que Hillary a prouvé qu’elle sait prendre des décisions et s’y tenir, qu’elle sait garder la tête froide, qu’elle travaille dur, qu’elle s’entoure des bonnes personnes ? La plupart des membres de son équipe sont avec elle depuis la Maison Blanche et sont d’une loyauté à toute épreuve malgré ce qu’elle a subi : les attaques de la droite, les accusations de corruption, les frasques de Bill. Elle a tout vu, et elle s’en est sortie. Est-ce que les républicains vont lui tomber dessus ? Tu parles. Ce sera la pire campagne qu’on ait jamais vue. Mais cela ne lui fait pas peur».

«Ma priorité est de virer les républicains de la Maison Blanche»rebecca klein, 45 ans, dessinatrice de bijoux à brooklyn

«Hillary ? Mon mari l’adore. S’il pouvait, il l’épouserait ! Mais moi, je ne suis pas convaincue. En tout cas, je ne voterai pas pour elle parce qu’elle est une femme. Je suis une féministe et j’ai trois filles. Mais je trouve stupide de voter en fonction du sexe du candidat. Le pays est dans un tel état, avec la guerre en Irak, la menace terroriste, la menace d’une récession, que, franchement, élire une femme, ce n’est pas la priorité. Ma priorité, c’est de virer les républicains de la Maison Blanche en novembre 2008. Pour moi, la question est : quel candidat est le plus à même de gagner ? Et je ne suis pas sûre que ce soit Hillary. Si le pays pensait comme New York et la Californie, oui, peut-être. Mais le reste du pays va se déchaîner contre elle parce qu’elle est une femme et parce qu’elle est Hillary. La droite républicaine et les évangélistes la détestent et l’attendent au tournant. Ils ne votent pas démocrate de toute façon, mais ils peuvent asséner de telles horreurs sur elle que cela refroidira même les modérés.»

«Hillary est calculatrice, et alors ?»sarah fisher, 30 ans, directrice de produit marketing à New york

«Je milite pour Hillary depuis sa campagne sénatoriale en 2000. Je l’admire surtout parce qu’elle a montré que les femmes peuvent accéder aux plus hautes fonctions politiques en allant là où on ne les attend pas. Par exemple, elle savait qu’en tant que femme elle se verrait reprocher de ne pas avoir les compétences de commandant en chef en temps de guerre. Alors elle est allée faire ses armes au Sénat, à la commission des forces armées, l’une des plus ardues. Eh bien, aujourd’hui, on n’entend aucun militaire dire qu’elle est incompétente. Au contraire, elle les a bluffés. Hillary est d’une intelligence politique redoutable. Du coup, on l’accuse d’être calculatrice. Oui, elle l’est, et alors ? Ça fait partie du jeu, et elle n’a pas à rougir d’être bonne à ce jeu-là parce qu’elle est une femme.»

 

http://www.liberation.fr/transversales/grandsangles/300964.FR.php

par beber publié dans : Actualitée
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Lundi 31 décembre 2007
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Nicolas Sarkozy n'a pas voulu rompre avec ce rendez-vous dont l'usage remonte aux commencements de la Ve République.
Nicolas Sarkozy n'a pas voulu rompre avec ce rendez-vous dont l'usage remonte aux commencements de la Ve République. Crédits photo : AFP
 

Pour ce premier exercice du genre, le chef de l'État entend afficher sa proximité avec les Français.

C'est sa cinquième intervention télévisée depuis son entrée à l'Élysée, mais sa première allocution de vœux. Les quatre premières fois, il s'agissait d'entretiens avec des journalistes. Ce soir, Nicolas Sarkozy se retrouve, pour la première fois, seul face aux Français.

Malgré son peu de goût pour les rendez-vous obligatoires, le chef de l'État a choisi de faire sienne la traditionnelle allocution des vœux de fin d'année. Nicolas Sarkozy a souvent expliqué qu'il n'aimait pas que les interventions présidentielles soient contraintes par un calendrier formel. Il a ainsi abandonné l'interview de 14 Juillet, la jugeant «ringarde». Mais les vœux aux Français sont un usage qui remonte aux commencements de la Ve République. Et Nicolas Sarkozy, qui s'exprimera depuis le bureau qui fut aussi celui du général de Gaulle, n'a pas voulu rompre avec ce rendez-vous.

Cette continuité sur le fond n'empêche pas quelques «ruptures» sur la forme. Au lieu d'une image fixe pendant le générique d'ouverture, c'est une vue «en mouvement» de la cour de l'Élysée décorée d'un grand sapin de Noël, suivie d'un plan des jardins du palais, le tout éclairé pour l'occasion, qui annoncera de façon plus «dynamique» l'allocution présidentielle, longue d'environ «5 à 7 minutes», explique l'Élysée, soit la moitié environ de la durée de celles de Jacques Chirac ou de François Mitterrand. Des vœux qui seront lus «en direct» par le chef de l'État, à la différence de ses prédécesseurs qui enregistraient l'intervention quelques heures avant sa diffusion. «Le président a souhaité des vœux plus directs et plus chaleureux», résume son entourage.

 

Apéritif avec les ministres

 

Ce «tête-à-tête» avec les Français ne sera pas le prétexte à «un bilan des huit mois écoulés, ou une prospective sur l'année qui vient», prévient Franck Louvrier, chargé de la communication à l'Élysée. Hors de question de se livrer à «un inventaire à la Prévert» des réformes à venir, ajoute ce dernier : Nicolas Sarkozy s'attachera avant tout à rappeler qu'il est d'abord proche des grands sujets d'inquiétude des Français, et il se tournera surtout vers ceux qui «souffrent et qui sont dans la solitude».

Les questions internationales seront rapidement évoquées, comme le rendez-vous de la présidence française de l'Europe, en juillet. On souligne à l'Élysée que les grands sujets internationaux, comme l'avenir du Pakistan, seront abordés à l'occasion de la série des vœux du début du mois, ou encore lors de la conférence de presse qui prolongera le 8 janvier la traditionnelle cérémonie des vœux à la presse. Pour compléter les innovations du 31 décembre, Nicolas Sarkozy recevra le lendemain, en fin d'après-midi, plusieurs centaines de fonctionnaires qui auront travaillé le 31 au soir. Dans le même esprit, l'Élysée envisageait toujours hier que le président aille à la rencontre d'agents EDF dans l'après-midi, dans la foulée de son retour d'Égypte.

Avant les vœux, Nicolas Sarkozy recevra les ministres présents à Paris pour un verre. François Fillon, qui a pris quelques jours de vacances à la montagne, ne s'y rendra pas. Il rejoindra directement sa maison de Solesmes où il passera le réveillon en famille. Le ministre de la Justice, Rachida Dati, ou le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, seront présents.

À l'Élysée, on considère que cette fin d'année a été bonne. Reprenant l'une des expressions favorites de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle, un collaborateur confie : «Si on avait su qu'on en serait là fin décembre, on aurait signé tout de suite.» Quant à l'omniprésence du chef de l'État, elle devrait ne pas cesser en 2008. Pas moins de trente déplacements à l'étranger sont déjà inscrits à l'agenda. Dans le cadre de la réforme à venir des institutions, certains demandant de comptabiliser le temps de parole présidentiel avec celui du gouvernement. «Ce n'est pas encore arbitré, mais cette proposition n'a pas notre préférence», confie-t-on dans le proche entourage du président.

 

http://www.lefigaro.fr/politique/2007/12/31/01002-20071231ARTFIG00171-sarkozy-vux-en-directpour-la-premiere-fois-.php

par beber publié dans : Actualitée
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