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Mercredi 28 novembre 2007
Par Douglas Hamilton et Matt Robinson

 

VIENNE (Reuters) - L'Union européenne, les Etats-Unis et la Russie ont recommandé aux Serbes et aux Albanais du Kosovo d'éviter tout retour à la violence après l'échec d'une ultime séance de discussions organisée en Autriche sur l'avenir de la province séparatiste serbe.

 
La majorité albanaise du Kosovo compte proclamer son indépendance dans les prochains mois et la voir reconnaître par Washington et les principaux pays de l'UE - initiative dont Belgrade prévient qu'elle sèmera le chaos dans les Balkans.

"Malheureusement, les parties n'aient pas été capables de parvenir à un accord sur le statut", a dit le médiateur européen Wolfgang Ischinger lors d'une conférence de presse à Vienne après trois jours d'entretiens sous médiation internationale dans la station thermale de Baden.

L'émissaire américain Frank Wisner a souligné que la paix dans la région était "en jeu".

Ischinger, Wisnet et le Russe Alexandre Botsane-Khartchenko ont publié un communiqué conjoint exhortant les deux parties à tenir leurs engagements pour préserver la paix.

"On ne prévoit pas de violence dans l'immédiat mais nous entrons dans une période très difficile", a déclaré Wisner en notant que des "tensions évidentes existent".

Les médiateurs de la troïka russo-américano-européenne se rendront une dernière fois lundi en Serbie et au Kosovo, avant de remettre leur rapport au Conseil de sécurité des Nations unies d'ici au 10 décembre.

"PLAN D'ACTION" SERBE

Au-delà de cette date, leur concordance de vues ne sera probablement qu'un souvenir. La Russie soutient la Serbie dans son opposition à l'indépendance du Kosovo et réclame un nouveau délai de négociation. Les pays occidentaux, eux, estiment que la recherche d'un compromis est dépassé et que l'indépendance sous supervision de l'UE est la seule solution viable.

"La Russie était et reste engagée en faveur d'une solution négociée, une solution de compromis", a dit Botsane-Khartchenko.

Les discussions de Baden constituaient la dernière série de pourparlers sur le Kosovo dans le cadre d'une nouvelle médiation confiée à la "troïka" par l'Onu en août.

Auparavant, les Russes avaient bloqué au Conseil de sécurité un projet d'octroi de l'indépendance au Kosovo.

Les Albanais du Kosovo se disent prêts à la proclamer unilatéralement si le Conseil de sécurité ne tranche pas en sa faveur. Belgrade insiste sur une autonomie accrue.

Hashim Thaci, ancien commandant de la rébellion kosovare et futur Premier ministre de la province, a déploré qu'aucun accord n'ait pu émerger. Mais il a ajouté que le plan d'autonomie présenté par Belgrade "appartenait à un passé qui a conduit à des meurtres et à des expulsions".

Le Premier ministre serbe Vojislav Kostunica a quant à lui affirmé qu'une proclamation unilatérale constituerait un "crime" contre le droit international. Belgrade redoute un "effet domino" dans une région encore fragilisée par les guerres d'indépendance des années 1990.

Le gouvernement de Kostunica élabore un "plan d'action" qui, selon des diplomates, pourrait comporter des mesures d'obstruction et des embargos. La Serbie a évoqué la possibilité d'une sécession des Serbes kosovars.

 

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-33394080@7-37,0.html

par beber publié dans : Actualitée
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Mercredi 28 novembre 2007
Une institutrice britannique, Gillian Gibbons, enseignant dans une école privée au Soudan, a été arrêtée dimanche au Soudan pour avoir permis à ses élèves de six-sept ans de donner le nom de Mahomet à un ours en peluche.

« Le parquet de Khartoum nord a bouclé l’enquête et la Britannique a été inculpée, en vertu de l’article 125 du code pénal, pour insulte aux croyances religieuses et pour sédition », a annoncé aujourd’hui le vice-ministre de la Justice, Abdel Saim Zamraoui. Il a précisé que ces délits étaient punis par la prison, des coups de fouet et une amende mais qu’il revenait « au juge de décider de la sentence ».

L’école a présenté des excuses dans la presse et renvoyé l’institutrice. Mais les autorités ont fermé l’établissement jusqu’à nouvel ordre.

Le Foreign Office a convoqué en urgence l’ambassadeur du Soudan.

A vrai dire il faut être spécialement stupide, et manquer du plus élémentaire respect des personnes auxquelles on s’adresse, pour appeler Mahomet un ours en peluche dans un pays comme le Soudan.

© yvesdaoudal.hautetfort.com

http://www.spcm.org/Journal/spip.php?breve3921

par beber publié dans : Actualitée
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Mercredi 28 novembre 2007
CARACAS (Reuters) - Le président vénézuélien Hugo Chavez a déclaré mercredi qu'il avait rompu les relations diplomatiques avec la Colombie et qu'il ne les rétablirait pas tant que le président Alvaro Uribe serait au pouvoir.

 

Uribe a brutalement mis fin il y a une semaine à la médiation de Chavez auprès des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), l'accusant d'avoir outrepassé son mandat.

Chavez tentait depuis août de convaincre les Farc de relâcher une cinquantaine d'otages, parmi lesquels la sénatrice franco-colombienne Ingrid Betancourt, en échange de guérilléros détenus par Bogota.

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-33399995@7-37,0.html

 

 

 

 

 

 

par beber publié dans : Actualitée
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Mercredi 28 novembre 2007
WASHINGTON (Reuters) - George Bush a promis mercredi aux dirigeants israélien et palestinien que les Etats-Unis joueraient un rôle actif dans la relance des efforts de paix au Proche-Orient.

 

Vingt-quatre heures après avoir promis de tenter de conclure un traité de paix d'ici la fin de 2008, le Premier ministre israélien Ehud Olmert et le président palestinien Mahmoud Abbas ont été invités à la Maison blanche afin de marquer la reprise des premières négociations de paix officielles depuis sept ans.

 
Mais le sommet à la Maison blanche intervient dans un climat de scepticisme quant au pari de Bush de parvenir à un règlement final au Proche-Orient avant la fin de son mandat, une impression le président américain s'est efforcé de corriger.

"Je ne serais pas ici si je ne pensais pas que la paix est possible", a affirmé Bush.

"Une chose dont j'ai assuré ces messieurs, c'est que les Etats-Unis seront activement engagés dans le processus et que nous utiliserons notre pouvoir pour apporter notre aide lorsque vous en arriverez aux décisions nécessaire pour créer un Etat palestinien qui vivra côte à côte en paix avec Israël", a déclaré le président américain qui se tenait à côté des deux dirigeants, dans la Roseraie de la Maison blanche.

Il n'a néanmoins pas dit s'il envisageait un engagement personnel soutenu dont il s'est abstenu jusqu'à présent.

La prochaine rencontre entre Israéliens et Palestiniens est prévue le 12 décembre à Jérusalem, mais des doutes subsistent sur la viabilité des nouveaux efforts de paix parrainés par Washington.

Le scepticisme ambiant est alimenté par l'affaiblissement politique des trois principaux acteurs. Bush est handicapé par son aventure irakienne, Abbas par la perte de Gaza et Olmert par l'échec de la guerre au Liban et des scandales financiers, et la méfiance qui prévaut entre Israéliens et Palestiniens complique encore les choses.

LES ARABES À CANOSSA

"Il n'y a pas de moment idéal au Moyen-Orient et nous devons nous accommoder de ce qui arrive", a affirmé la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, maîtresse d'oeuvre d'Annapolis, invitée de l'émission "Today Show" de NBC. "Personne ne pense que l'échec soit une option", veut-elle croire.

Nombre d'analystes doutent que l'implication de Bush permette d'arracher en 14 petits mois ce qui avait échappé à ses prédécesseurs, à commencer par Bill Clinton, le plus engagé de tous dans les efforts de règlement d'un contentieux vieux de soixante ans.

Dans le monde arabe, pourtant, la plupart des commentateurs sont dubitatifs quant aux chances de paix en 2008 et beaucoup voient dans l'intervention tardive de Bush une simple tentative pour occulter ses revers en Irak et en Afghanistan et susciter un front arabe contre l'Iran, son ennemi numéro un.

Le président américain a promis à Olmert et Abbas de tout faire pour les aider à un règlement avant son départ de la Maison blanche, en janvier 2009, mais les analystes américains observent qu'aucun des deux protagonistes n'a semblé prêt à céder sur l'essentiel.

Même le soutien apporté au processus par des pays arabes influents comme l'Arabie saoudite, dont la participation à Annapolis est pourtant à mettre au crédit de la diplomatie américaine, est parfois jugé de simple circonstance.

"La conférence était une opération de relations publiques et les participants ont été obligés d'y prendre part", estime un leader des Frères musulmans égyptiens.

Selon l'éditorialiste du quotidien arabophone international Al Hayat, les Etats arabes sont allés à Annapolis comme il seraient allés à Canossa. "Ils savent qu'Israël veut négocier sans avoir à acquitter le prix d'une solution (et qu'il) demandera à l'Autorité palestinienne ce qu'elle ne peut donner."

 

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-33399499@7-37,0.html

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Mercredi 28 novembre 2007
Laurence de Charette
28/11/2007 | Mise à jour : 21:19 |
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La création des pôles de l’instruction se superpose à la réforme de la carte judiciaire voulue par Rachida Dati.
La création des pôles de l’instruction se superpose à la réforme de la carte judiciaire voulue par Rachida Dati. Crédits photo : Le Figaro

La création de pôlesde l’instruction est la conséquence directe de l’affaire Outreau. Envisagée pour éviter qu’un jugene soit seul face à un dossier trop lourd, elle inquiète avocats et magistrats.

Une réforme peut cacher… une autre réforme. C’est ce que découvrent actuellement de nombreuses juridictions. Derrière la refonte de la carte judiciaire désormais tracée par Rachida Dati se profile une autre révolution pour les professionnels de la justice : la création des pôles de l’instruction. Cette réforme date en réalité d’avant ­celle de la carte judiciaire. C’est l’une des conséquences du drame d’Outreau : l’audition du juge Burgaud avait mis en lumière la fragi­lité d’un jeune juge seul face à un dossier trop lourd. L’idée de ne pas laisser un magistrat instruire seul les dossiers complexes s’est alors imposée, et s’est traduite dans le projet de loi d’«après-Outreau» laissé par l’ex-garde des Sceaux Pascal Clément. Or le calendrier de mise en œuvre des pôles se superpose à celui des suppressions de tribunaux de grande instance et d’instance de la réforme Dati. À partir du mois de mars prochain, les affaires criminelles ou correctionnelles complexes devront être dirigées vers les nouveaux pôles, qui compteront au minimum deux juges.

 

23 tribunaux supprimés

 

Le tournant le plus important sera ensuite pris en 2010, date à laquelle toutes les instructions devront être menées en collégia­lité, dans les pôles qui compteront alors au minimum trois juges. Personne ne sait encore très bien comment devront à ce moment fonctionner les magistrats instructeurs entre eux : les textes devront être précisés d’ici là. En 2010, les juridictions devront en tout cas digérer la suppression programmée de 23 tribunaux de grande instance, plus la disparition des cabinets d’instruction, dans près de la moitié des tribunaux restants… Les décrets d’application dressant la liste des quelque 90 futurs pôles d’instructions devraient paraître dans les semaines à venir.

Cette perspective effraie particulièrement les barreaux concernés. À Quimper, Sarreguemines, Vannes, Montauban, Beauvais, Rodez, etc., les avocats protestent. Après s’être enchaînés aux grilles du palais, et au bout de six semaines de grève, ceux de Châteauroux ont demandé hier rendez-vous à Nicolas Sarkozy lui-même. «Nous perdons nos deux juges d’instruction, explique Me Jean-Paul Thibault, au profit de Bourges. Or le pénal, c’est 15 % à 50 % de l’activité d’un cabinet. Il va y avoir des blessés graves !» Ce que comprennent désormais les professionnels, c’est que dans un proche avenir il y aura deux types de tribunaux de grande instance : les tribunaux majeurs, qui comprendront l’instruction, auront une activité importante, et accueilleront en leur sein des magistrats spécialisés reconnus, travaillant en équipe ; et les autres, les tribunaux mineurs. «Peut-être s’apercevra-t-on alors que certains tribunaux ne sont plus vraiment utiles…» souffle un haut magistrat de la chancellerie.

 

http://www.lefigaro.fr/actualites/2007/11/29/01001-20071129ARTFIG00006-reforme-de-la-justice-acte-ii-.php

par beber publié dans : Actualitée
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