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Les autorités américaines procédaient mercredi à La Nouvelle-Orléans, où le niveau de l'eau s'est stabilisé, à des évacuations de survivants du cyclone Katrina. L'agglomération est située au-dessous du niveau de la mer et comptait 1,4 million d'habitants avant le passage du cyclone. Quelque 200.000 personnes s'y trouveraient encore. "Il faut que les habitants partent... C'est le défi que nous aurons à relever aujourd'hui (mercredi). Nous avons fait venir des bus. Il faudra les emmener par bateaux, par hélicoptères, avec tous les moyens nécessaires", a déclaré la gouverneure de La Louisiane, Kathleen Blanco.
L'évacuation de quelque 23.000 personnes réfugiées dans le stade couvert de La Nouvelle-Orléans a déjà débuté mercredi matin. L'opération, gigantesque et qui vise à les acheminer vers Houston, dans le Texas voisin, devrait prendre deux jours. La population ne devrait pas pouvoir revenir dans la ville avant plusieurs mois ; 12 à 16 semaines, selon l'estimation faite par le maire de la ville, Ray Nagin, sur la chaîne de télévision ABC. Des cadavres flottent dans les rues de la ville et risquent de poser rapidement "de graves problèmes de santé publique", a-t-il ajouté.
George W. Bush va demander au Congrès un Fonds exceptionnel
Aucun bilan de victimes, même provisoire, n'était disponible plus de 48 heures après que Katrina eut percuté de plein fouet la côte de trois Etats, Louisiane, Mississippi et Alabama. Il y a peut-être "des centaines de morts sur la côte" du sud du Mississippi, a affirmé mardi Vincent Creel, le porte-parole de la mairie de Biloxi (Mississippi), une des villes les plus touchées par le cyclone Katrina. Plus de 125 personnes ont trouvé la mort dans le Mississippi, a indiqué mercredi un quotidien local, le Clarion-Ledger. La côte a été dévastée sur au moins 40 à 50 km de long, selon le gouverneur de l'Etat, Harley Barbour.
Le Pentagone a envoyé six navires, certains équipés d'hôpitaux, des hélicoptères et huit équipes de sauveteurs spécialisés, dans les régions du sud des Etats-Unis. Les dégâts sont énormes : outre les bâtiments détruits, ponts coupés, zones durablement inondées, vingt plateformes pétrolières ont coulé ou dérivent dans le Golfe du Mexique. Katrina pourrait coûter entre 15 à 20 milliards de dollars aux assureurs, selon le numéro un mondial de la réassurance, l'Allemand Munich Ré. Il devrait toutefois avoir un impact "modeste" sur l'ensemble de l'économie américaine si les infrastructures de la région du Golfe du Mexique ne sont pas durablement touchées, a estimé mercredi le chef de l'équipe des conseillers économiques de la Maison Blanche, Ben Bernanke.
George W. Bush va demander au Congrès de débloquer un Fonds exceptionnel pour venir en aide aux victimes. Il a écourté ses vacances pour regagner mercredi Washington. Lors de ce voyage, il a survolé La Nouvelle-Orléans. Il devrait se rendre en Louisiane et dans le Mississippi vendredi ou samedi, selon la Maison Blanche. Les Etats-Unis vont puiser dans leurs réserves stratégiques pétrolières pour aider à surmonter la crise énergétique, a annoncé mercredi le secrétaire à l'Energie Samuel Bodman sur la chaîne de télévision CNBC. Jacques Chirac a assuré mercredi son homologue américain de "la solidarité du peuple français". Le Premier ministre grec, Costas Caramanlis, a fait part de "ses condoléances", tandis que la Russie proposait d'envoyer des secouristes. L'Arabie Saoudite a proposé son aide, ainsi que le Venezuela, en dépit de ses différends avec Washington.
Photo d'ouverture : les dégâts dans la ville de Biloxi - DR
http://news.tf1.fr/news/monde/0,,3240665,00.html?trk=100
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e maire de La Nouvelle-Orléans, Ray Nagin, a décrété jeudi l'état d'urgence dans une ville livrée au chaos. Même si les eaux commencent doucement à se retirer. La priorité a été donnée à la lutte contre la délinquance. Alors que la nourriture et l'eau potable viennent à manquer, des fusillades éclatent régulièrement dans la ville, où les pillards se sont introduits dans des habitations, magasins et hôpitaux pour y prendre des vivres, des objets de valeur et même des armes. Les gouverneurs ont ordonné le déploiement de 10.000 Gardes nationaux supplémentaires, ce qui portera le nombre total à 21.000. Des centaines de policiers sont également arrivées en renfort ou attendus. «Nous ferons le nécessaire pour ramener l'ordre et faire respecter la loi dans la région», a déclaré le gouverneur de la Louisiane, Kathleen Blanco. Elle a répété son appel aux citoyens de quitter la Nouvelle-Orléans.
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