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Jeudi 15 mai 2008
Hugo Chavez lors de sa rencontre avec le représentant des FARC, Ivan Marquez, le 8 novembre 2007.
AFP/JUAN BARRETO
Hugo Chavez lors de sa rencontre avec le représentant des FARC, Ivan Marquez, le 8 novembre 2007.

La médiation d'Hugo Chavez n'a pas permis d'obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, mais elle a conduit le président vénézuélien à promettre armes et millions à la guérilla colombienne. C'est ce que révèlent les courriels trouvés dans les ordinateurs de Raul Reyes, l'un des chefs des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche), tué le 1er mars. Jeudi 15 mai, trois experts d'Interpol ont confirmé l'authenticité des 38 000 documents informatiques figurant sur ces ordinateurs, assurant n'avoir trouvé "aucune altération des données".

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Le Monde a eu accès à une centaine de courriels qui traitent du Venezuela. "Le président Chavez a accepté sans sourciller la demande de 300", écrit Ivan Marquez, un autre chef des FARC, après avoir été reçu par M. Chavez à Caracas le 8 novembre 2007. D'autres courriels laissent penser qu'il s'agit de 300 millions de dollars. "Il faudrait préciser si c'est un prêt ou si c'est de la solidarité", s'inquiète le dirigeant historique des FARC, Manuel Marulanda.

"Chavez a dit que si Uribe (le président colombien) touche à un délégué des FARC, il se gagnera un ennemi à vie", écrit M. Marquez. Lors de son passage par le palais présidentiel, il évoque avec le ministre de l'intérieur vénézuélien, Ramon Rodriguez Chacin, "un mécanisme pour recevoir dans la région de l'Orénoque l'envoi des Australiens" (des vendeurs d'armes rencontrés en septembre 2007). Le ministre demande aux FARC de former des militaires vénézuéliens "aux techniques de la guérilla" en vue d'une guerre "asymétrique" contre les Etats-Unis.

En février 2008, une rencontre secrète a lieu entre Ivan Marquez et le président vénézuélien. M. Chavez affirme qu'il dispose des "premiers 50 et d'un calendrier pour compléter les 200 sur l'année". Il offre aux FARC un "quota de pétrole" et "des vieux lance-pierres qui marchent encore" (des fusils, selon Bogota) en provenance du Nicaragua. M. Marquez écrit : "L'ami de 348-6546-6447-6849-6471-6542 lui a suggéré de travailler le paquet par la voie du marché noir pour éviter des problèmes." Ce chiffre serait le code pour la Biélorussie, fournisseur d'armes de Caracas. Révélés par le quotidien espagnol El Pais, ces documents ont provoqué la colère de M. Chavez, qui accuse la Colombie et les Etats-Unis d'ourdir un complot contre lui. Le rapport technique d'Interpol ne lèvera pas tous les doutes. "En filtrant les documents au compte-gouttes, Bogota prête le flanc aux suspicions de manipulation politique, note un diplomate latino-américain. On sait que la France a rencontré plusieurs fois les FARC pour obtenir la libération d'Ingrid Betancourt. Or, bizarrement, rien n'a encore paru sur le contenu de ces pourparlers."

Les documents révélés sont une mine d'informations sur les FARC et leurs relations, émaillées d'incidents, avec le gouvernement vénézuélien. En 2000, M. Chavez reçoit officiellement une délégation des FARC, engagées dans des pourparlers de paix. Déjà, la guérilla fait savoir qu'elle veut de l'argent et des armes. Après la rupture du processus de paix, M. Chavez prend néanmoins ses distances avec les FARC, apparemment sur le conseil des Cubains. Aucune réunion "au sommet" n'aura lieu avant celle de novembre 2007.

Plusieurs hommes font toutefois la liaison. Avec "Tino", un député vénézuélien, les FARC parlent politique et stratégie. La guérilla cherche à infiltrer l'armée de réserve mise en place par M. Chavez. Avec le colonel Hugo Carvajal, chef des renseignements militaires vénézuéliens, et un certain "général Alcala", les FARC coordonnent la cohabitation à la frontière et, à l'occasion, l'achat d'armes. En février 2007, Ivan Marquez accuse réception de "20 missiles antichar de 85 mm, 2 tubes et 20 charges". Le général Alcala s'engage à amener "un marchand d'armes de Panama". Il va être détaché au port de Maracaibo, "ce qui est un grand avantage pour décharger des marchandises".

Pour les FARC, la médiation du Venezuela pour la libération des otages apparaît comme un prétexte leur permettant de consolider leur "plan stratégique", qui doit les conduire un jour au pouvoir et qui passe, à court terme, par la reconnaissance de leur statut de belligérant.

Marie Delcas

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2008/05/15/le-venezuela-est-accuse-d-avoir-fourni-armes-et-argent-aux-farc_1045341_3222.html

par beber
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Jeudi 15 mai 2008

© Reuters Agrandir l'image

jeudi 15 mai 2008, mis à jour à 20:22

George Bush s'immisce dans la campagne américaine

Reuters

George Bush s'est immiscé dans la campagne présidentielle américaine en laissant entendre que la promesse faite par le candidat démocrate Barack Obama de renouer le dialogue avec l'Iran renvoyait à un confort illusoire de l'apaisement.

Le président américain a lancé cette attaque indirecte envers le sénateur de l'Illinois à l'occasion d'un discours prononcé à la Knesset, dont il était l'invité d'honneur dans le cadre des célébrations du 60e anniversaire de la création de l'Etat hébreu.

"Certains semblent croire que nous devrions négocier avec des terroristes et des radicaux, comme si un discours ingénieux suffisait à persuader ces derniers qu'ils se trompent depuis le début", a dit Bush devant le parlement israélien, sans jamais mentionner le nom de Barack Obama.

"Nous avons déjà entendu cette illusion ridicule par le passé. Lorsque les chars nazis marchaient sur la Pologne en 1939, un sénateur américain avait dit: 'Monsieur, si seulement nous avions pu parler à Hitler, tout cela ne serait jamais arrivé'", a-t-il poursuivi.

"ATTAQUE POLITIQUE PERFIDE"

"Nous avons l'obligation d'appeler cela le confort illusoire de l'apaisement, qui a été discrédité à maintes reprises dans l'Histoire", a précisé Bush.

La Maison blanche a assuré que son chef ne visait pas directement Obama mais tous ceux qui partagent cette vision.

Largement en tête dans la course à l'investiture face à sa rivale Hillary Clinton, le sénateur métis a réagi au discours du président en soulignant son caractère inopportun.

"Il est triste que le président Bush utilise un discours à la Knesset dans le cadre des célébrations du 60e anniversaire de la création d'Israël pour lancer une attaque politique perfide", a déclaré Obama.

Au début de la campagne des primaires démocrates, en février dernier, Obama avait indiqué qu'il serait prêt à rencontrer des responsables des principaux ennemis de Washington afin d'engager un dialogue avec ces pays honnis, au premier rang desquels figurent l'Iran, la Corée du Nord et Cuba.

"George Bush sait que je n'ai pas pris d'engagements avec les terroristes et la politisation extraordinaire de la diplomatie du président conjuguée à la politique de la peur ne fait rien pour garantir la sécurité du peuple américain ou celle de notre fidèle allié Israël", a-t-il poursuivi.

Steve Holland, version française Olivier Guillemain


http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=71004

 

par beber
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Jeudi 15 mai 2008

Alors que le bilan officiel du séisme dans le centre de la Chine pourrait atteindre 50.000 morts pour la seule province du Sichuan, le gouvernement central a lancé un inhabituel appel à la population pour rassembler des équipements de secours, et accepté pour la première fois depuis la catastrophe la présence d'une équipe étrangère sur son sol, des experts japonais qui devaient arriver dans la journée.

Selon le Conseil d'Etat (gouvernement) cité par la télévision officielle CCTV, le tremblement de terre de lundi pourrait avoir fait jusqu'à 50.000 morts. Les autorités du Sichuan avaient auparavant fait état d'un bilan confirmé de 19.505 morts. Ces chiffres sont encore susceptibles de s'alourdir, en raison des plus de 12.300 personnes toujours bloquées sous les décombres ou portées disparues, selon le vice-gouverneur. Il a aussi fait état de 102.100 blessés.

Plus de 72 heures après le séisme de magnitude 7,9, l'espoir de retrouver des survivants dans les décombres diminuait peu à peu, même si la chaîne publique CCTV a diffusé les images d'une femme de 22 ans retrouvée vivante dans la ville de Dujiangyan. Mais les autorités ont pu, pour la première fois jeudi, user d'équipements lourds dans les zones les plus touchées, où des soldats dépêchés en hélicoptère ou par voie fluviale avaient dû auparavant entamer les recherches à mains nues.

Le gouvernement a par ailleurs mobilisé jeudi 101 hélicoptères supplémentaires dans les zones de la province de Sichuan coupées du monde par des glissements de terrain provoqués par le séisme. Il s'agit de 71 nouveaux hélicoptères militaires et 30 hélicoptères civils, selon le ministère de la Défense cité par Chine nouvelle.

Dans le même temps, soulignant l'ampleur du désastre, le ministère de l'Industrie et de l'Information a lancé un appel à la population pour qu'elle prête des équipements de secours afin de faciliter les recherches de survivants. Le ministère demande aux Chinois d'apporter des équipements aussi divers que des marteaux, des pelles ou encore des outils de démolition en passant par des grues et autres instruments de levage ainsi que des canots pneumatiques.

Par ailleurs, le gouvernement japonais a commencé à dépêcher jeudi une équipe d'environ 60 secouristes et experts médicaux, selon le ministère nippon des Affaires étrangères. C'est la première fois depuis lundi que la Chine accepte la présence d'agents étrangers sur son territoire. Trente personnes étaient en route pour le Sichuan jeudi, et seront suivis par 30 autres vendredi, avant l'arrivée plus tard des experts médicaux, selon la diplomatie japonaise.

Tokyo avait déjà annoncé la veille le déblocage d'une aide de 500 millions de yens (3,08 millions d'euros) en aide d'urgence et en matériels de secours tels que des couvertures de survie et des tentes.

La Croix-Rouge de Taïwan a également annoncé que Pékin, pourtant hostile à l'île qu'elle considère comme faisant partie de son territoire, a accepté l'envoi d'une équipe de 20 secouristes taïwanais.

Dans la province de Sichuan, 44 comtés et districts ont été affectés par le séisme. Environ le moitié des 20 millions d'habitants de la région sont directement concernés par les conséquences de la secousse, selon Chine Nouvelle. On comptait cependant des dizaines de milliers de sans-abri.

Jeudi, les secouristes sont parvenus à ouvrir l'accès à deux secteurs situés non loin de l'épicentre, atteignant la frontière du comté de Wenchuan et traversant le conté de Beichuan, selon Chine nouvelle.

Le commandement militaire de Chengdu, capitale du Sichuan, devait continuer le largage de vivres jeudi avec 50.000 rations de nourriture et 5.000 couvertures, ainsi que des vêtements. En tout, plus de 116.000 soldats et policiers ont été mobilisés depuis lundi.

Les soldats se sont également précipité pour renforcer un barrage fragilisé par le séisme. Chine nouvelle a rapporté que des fissures "extrêmement dangereuses" étaient apparues dans le barrage de Zipingpu, en amont de Dujiangyan, non loin de l'épicentre du séisme, de Wenchuan, et de Chengdu. Quelque 2.000 soldats ont été dépêchés sur place pour effectuer les travaux de réparation. L'agence officielle a estimé que la ville de Dujiangyan serait submergée si le barrage venait à céder.

Un photographe de l'Associated Press n'a vu ni travail de réparation ni sécurité renforcée au barrage jeudi, ce qui pourrait signifier que la menace a été levée.

Le ministère des Ressources en eau a demandé un contrôle des réservoirs dans tout le pays tandis que l'agence de planification économique a annoncé que près de 400 barrages, petits pour la plupart, avaient été endommagés par le séisme.

On ne signalait pour l'heure aucune épidémie, selon le ministre adjoint de la Santé Gao Qiang. Les secouristes s'efforçaient de prévenir la contamination de l'eau potable et d'enterrer les corps pour éviter la propagation de bactéries. Ainsi, à Luoshui, les soldats ont creusé une fosse à l'aide d'une pelleteuse en haut d'une colline pour y enterrer les morts.

Par ailleurs, 33 touristes américains, britanniques et français ont été héliportés de Wolong à Chengdu jeudi matin, selon Chine nouvelle, qui précisait qu'ils étaient tous en bonne santé. AP


 

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/economie/20080515.FAP3913/le_bilan_officiel_du_seisme_du_sichuan_pourrait_atteind.html

par beber
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Jeudi 15 mai 2008
ÉLECTIONS AMERICAINES •  Edwards, un nouveau soutien de poids pour Obama
Après un long suspense, l'ex-candidat aux primaires démocrates John Edwards a finalement annoncé, le mercredi 14 mai, qu'il soutenait Barack Obama. Un coup de pouce qui arrive à point nommé pour le sénateur de l'Illinois.
Barack Obama et John Edwards, le 14 mai à Grand Rapids, dans le Michigan
AFP
De Grand Rapids (Michigan)
John Edwards a fini, le mercredi 14 mai, par apporter son soutien, très attendu, au sénateur Barack Obama, décision qui donne un coup de fouet à ce dernier dans sa volonté de rassembler le Parti démocrate autour de sa candidature. Ce geste pourrait également l'aider à séduire la classe ouvrière blanche.

"Les électeurs démocrates ont fait leur choix, et moi aussi", a lancé Edwards devant plus de 12 000 personnes en liesse dans la Van Andel Arena."Un homme sait, au fond de son cœur, que le moment est venu de créer une Amérique, et non deux, et cet homme, c'est Barack Obama", a poursuivi Edwards lors d'un événement qui s'apparentait presque à une cérémonie d'investiture.

John Edwards, ancien sénateur de Caroline du Nord qui a quitté la course à l'investiture démocrate au mois de janvier, assure qu'Obama incarne l'espoir et la réconciliation dans un pays ébranlé par la guerre en Irak et la crise économique. Son soutien intervient à point nommé après les récentes victoires de Hillary Clinton en Virginie-Occidentale, en Pennsylvanie et dans d'autres Etats comptant une importante population de cols bleus. Des victoires qui ont révélé les faiblesses potentielles d'Obama sur les lignes de fracture raciales et sociales. Hillary Clinton s'est efforcée d'exploiter ces faiblesses afin de convaincre les superdélégués, les bailleurs de fonds et les électeurs des derniers Etats à organiser des primaires qu'elle sera plus à même de battre en novembre prochain le candidat républicain John McCain. Or Edwards a les moyens d'aider Obama à séduire les cols bleus. Originaire du Sud, il avait orienté toute sa campagne sur ces mêmes électeurs ouvriers blancs qu'Obama tente aujourd'hui d'attirer vers lui.

La valeur de ce nouveau soutien reste tout de même à vérifier. Obama n'a pas vraiment profité du fait que Caroline Kennedy, le sénateur Edward M. Kennedy et d'autres grosses pointures démocrates l'aient appuyé au début de l'année. La déclaration d'hier, retransmise en direct sur les chaînes de télévision, a au moins eu le mérite de braquer à nouveau les projecteurs sur Obama, détournant l'attention de Hillary Clinton et de son intention affichée de rester dans la course.

La sénatrice de New York s'est d'ailleurs appliquée à minimiser la portée de l'événement par la voix de son directeur de campagne, Terry McAuliffe. "Nous avons du respect pour John Edwards, mais comme l'ont montré les électeurs de Virginie-Occidentale, l'affaire est loin d'être terminée", a-t-il laconiquement déclaré.

Plus la campagne progresse, plus Edwards est certain d'être inclus sur la liste des candidats potentiels à la vice-présidence [une position qu'il occupait déjà en 2004 aux côtés du candidat démocrate John Kerry]. Pourtant, Edwards assure ne pas briguer de rôle au sein d'un futur gouvernement. Dans un entretien, en janvier dernier, il a affirmé qu'il refuserait le poste de vice-président. Mais, en privé, il a indiqué à ses proches qu'il pourrait envisager le rôle de vice-président et qu'il était également intéressé par le portefeuille de la Justice.
Jim Rutenberg




http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=85663
par beber
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Jeudi 15 mai 2008

Les factions libanaises ont conclu un accord prévoyant la levée immédiate des barrages routiers du Hezbollah et la réouverture de l'aéroport de Beyrouth, ainsi que l'ouverture de négociations censées mener à l'élection, maintes fois reportées, d'un président en la personne du chef des armées, a annoncé jeudi le chef des médiateurs de la Ligue arabe.

L'accord intervient au lendemain de la décision du gouvernement de revenir sur des décisions controversées visant le Hezbollah, qui avait promis un "retour à la normale" après les violences intercommunautaires qui ont fait au moins 65 morts depuis le 7 mai, au terme desquelles le groupe chiite sort, peu ou prou, renforcé.

Dès jeudi après-midi, des bulldozers et des partisans de l'opposition pro-syrienne ont commencé à lever les barrages routiers sur la route menant à l'aéroport international de Beyrouth, bloquée par la milice chiite cette dernière semaine.

Les deux camps, pro et anti-syriens, ont également accepté de se rencontrer vendredi au Qatar, a annoncé le chef de la délégation de la Ligue arabe arrivée mercredi au Liban pour jouer les médiateurs, le Premier ministre cheikh Hamad bin Jassem al-Thani. Selon lui, ces nouveaux pourparlers devront déboucher sur l'élection à la présidence du candidat de compromis, le général Michel Sleimane.

L'impasse politique au Liban empêche l'élection d'un président depuis novembre dernier, laissant le pays sans chef d'Etat.

Le Hezbollah avait accepté mercredi de favoriser un retour au calme après la décision du gouvernement libanais de réexaminer deux décisions controversées qui avaient provoqué la colère du Parti de Dieu et la flambée de violence qui a suivi.

Mercredi soir, le gouvernement libanais, réuni en séance extraordinaire, a ainsi accepté de revenir sur la mise hors-la-loi du réseau parallèle de communications du Hezbollah et le limogeage du chef de la sécurité de l'aéroport, considéré comme proche du mouvement islamiste. Le ministre de l'Information Ghazi Aridi a annoncé l'annulation de ces mesures "pour l'intérêt supérieur de la nation".

Au terme des pires violences depuis la fin de la guerre civile entre 1975 et 1990, le Hezbollah a donc démontré qu'il était en mesure de forcer le gouvernement et sa majorité anti-syrienne à des concessions douloureuses.

Politiquement, preuve est faite que le mouvement, soutenu par la Syrie et l'Iran, constitue une force majeure sur la scène libanaise. Et militairement, le Hezbollah, qui est considéré par les pays occidentaux comme un groupe terroriste, pourra poursuivre ses activités grâce à un système de communication qui n'est plus la cible du gouvernement.

Cependant, le gouvernement de Fouad Siniora, soutenu notamment par les Etats-Unis et la France, reste en place. Et des voix se font entendre contre le Hezbollah, accusé d'avoir tourné ses armes contre ses concitoyens. Le mouvement chiite, admiré pour avoir tenu tête à Israël lors de la guerre de l'été 2006, avait effectivement promis que son arsenal n'était destiné qu'à la "résistance" à l'Etat hébreu. Ce qui a fait dire à M. Siniora, pour la première fois, que le Liban ne pouvait plus tolérer que le Hezbollah dispose librement de ses armes.

Les miliciens n'ont pas affronté l'armée directement, craignant peut-être que les alliés du Hezbollah au sein des communautés chiite, chrétienne, sunnite et druze ne leur retirent leur soutien.

De l'avis de l'analyste Paul Salem, du Centre Carnegie à Beyrouth, le Hezbollah "ne souhaite pas, en fait, abuser de son pouvoir", préférant se préparer à un éventuel nouveau conflit avec Israël. AP


http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/proche_moyenorient/20080515.FAP3958/accord_entre_les_factions_libanaises.html

 

par beber
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