Calendrier

Mars 2008
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31            
<< < > >>

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Catégories

Lundi 31 mars 2008

© Reuters Agrandir l'image

lundi 31 mars 2008, mis à jour à 12:25

Les Pays-Bas poursuivent leur campagne après le film de Wilders

Reuters

Le ministre néerlandais des Affaires étrangères a reçu les ambassadeurs d'une trentaine de pays musulmans dans un esprit d'apaisement après la diffusion du film du député populiste Geert Wilders sur le coran.

"Je suis satisfait des réactions atténuées que nous avons reçues jusque-là du monde musulman", a dit Maxime Verhagen dans un communiqué. "Mais la rhétorique en cours dans certains pays démontre que nous devons rester vigilants."

Le court-métrage de Geert Wilders, dirigeant du Parti de la liberté, hostile à l'immigration, a été mis en ligne jeudi soir sur internet, suscitant de fortes condamnations dans le monde musulman.

L'Organisation de la conférence islamique (OCI), qui regroupe 57 pays, a estimé que la vidéo "avait pour unique but d'inciter et de provoquer des troubles et l'intolérance".

Lundi, une cinquantaine d'islamistes indonésiens se sont rassemblés devant l'ambassade des Pays-Bas à Djakarta, réclamant la mort de Wilders. A Téhéran, l'ambassadeur des Pays-Bas a été convoqué dimanche au ministère des Affaires étrangères qui a officiellement protesté contre ce film "insultant et antimusulman".

Les ambassadeurs d'Iran et d'Indonésie étaient au nombre des 26 diplomates avec lesquels Maxime Verhagen s'est entretenu lundi. Le ministre néerlandais a souligné que le film de Wilders ne reflétait nullement les vues du gouvernement des Pays-Bas et a demandé à ce que des garanties soient prises pour protéger les intérêts néerlandais à l'étranger.

"Nous sommes conscients des inquiétudes et des sentiments de la communauté musulmane international sur ce film, mais des sentiments blessés ne doivent jamais servir de prétexte à l'agression et aux menaces", a-t-il ajouté.

Emma Thomasson, version française Henri-Pierre André


 

http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=68102

par beber
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 31 mars 2008

Par Jamila Aridj

Nicolas Sarkozy,

Nicolas Sarkozy, samedi soir, lors de la finale de la Coupe de la Ligue © JB Quentin / MAXPPP

La banderole d'une trentaine de mètres - "Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les Ch'tis", en référence au film à succès de Dany Boon - déployée par des supporteurs parisiens juste après l'égalisation de Lens face à Paris samedi lors de la finale de la Coupe de la Ligue au Stade de France, a soulevé l'indignation, du monde sportif à la classe politique. Réactions.


Nicolas Sarkozy, président de la République


Présent au Stade de France lors du match PSG-Lens, Nicolas Sarkozy a déclaré dans un communiqué lundi matin avoir été "le témoin consterné du déploiement d'une banderole haineuse". Et le président de la République d'affirmer : "Je souhaite que ce type de comportement inadmissible ait les suites qu'il mérite, et je suivrai avec une particulière attention l'évolution de cette enquête."


Dany Boon, acteur et humoriste

Dans le quotidien Le Parisien/Aujourd'hui en France , le réalisateur du film Bienvenue chez les Ch'tis s'est vivement indigné : "C'est honteux, c'est lamentable. C'est choquant et j'espère que les gens qui ont fait cette banderole vont être punis, poursuivis et condamnés. C'est la connerie faite humaine. Même pas, d'ailleurs, faite inhumaine. Je suis révolté. J'ai été content d'apprendre que le maire de Lens avait porté plainte, qu'il y allait avoir une suite judiciaire et qu'on allait retrouver les gens grâce à la vidéo. N'empêche que c'est pas les Ch'tis qui mettraient une banderole aussi agressive, voire raciste. C'est d'une monstruosité et d'une bêtise... Au-delà de leur condamnation, il faut qu'ils [ndlr : les auteurs de la banderole] comprennent certaines choses. Il faut leur dire : Voilà le mal que vous faites. On va essayer de vous faire comprendre votre connerie . Ce qui est désespérant, c'est que ça continue, ça recommence..."

Jean-Pierre Papin, entraîneur de Lens

Dès l'issue du match, le coach lensois a estimé qu'il fallait "juger Paris sévèrement", puisqu'"on a jugé Metz sévèrement" [ndlr : un point retiré et un match à huis clos] dans l'affaire Ouaddou, du nom du capitaine marocain de Valenciennes qui avait essuyé des insultes racistes à Metz le 16 février de la part d'un supporter lorrain.

Alain Cayzac, président du PSG

Alain Cayzac a présenté dimanche en milieu de journée sur France 2 ses "excuses officielles" aux Lensois. "Cette banderole ignoble hier soir m'a personnellement gâché mon lendemain de victoire", a-t-il déploré.

Jean-Paul Delevoye, médiateur de la République

Jean-Paul Delevoye a souhaité faire rejouer le match, parce que "l'élégance de ce geste viendrait laver l'honneur du PSG bafoué par cette minorité".

Bertrand Delanoë, maire de Paris

Bertrand Delanoë a estimé qu'il fallait que "la lumière soit faite sans délai sur ces agissements imbéciles afin que leurs auteurs soient sanctionnés comme il se doit".

Philippe Pereira, porte-parole de la tribune Boulogne

Philippe Pereira a indiqué que "les supporters parisiens de la tribune Boulogne ont "condamné les propos des banderoles" et se sont "désolidarisés de ce fait isolé de quelques individus".

Bernard Laporte, secrétaire d'État aux Sports

L'ancien sélectionneur du XV de France a condamné "les agissements inadmissibles de quelques supporters". Il a également demandé "la plus grande fermeté", tout en insistant sur le "dispositif d'interdiction administrative de stade encore insuffisamment appliqué en France".

Jean-Michel Aulas, président de Lyon

L'homme fort de Lyon a indiqué : "Nous ne sommes pas responsables des faits de la société. C'est un problème politique."

Jérôme Rothen, joueur du PSG

L'international français a estimé qu'une sanction s'imposait pour Paris, mais qu'elle ne devait pas être disproportionnée. "Une sanction financière pour le club, je suis d'accord, mais il ne faut pas aller au-delà, ne pas tomber dans l'exagération. J'espère qu'on va trouver une solution, mais sanctionner sportivement un club ne sert à rien."

Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP)

Le MRAP a exprimé dans un communiqué son dégoût et sa colère "devant la provocation perpétrée par des supporters du Paris Saint-Germain [...] qui ont déployé une banderole au message xénophobe, méprisant et insultant". Il y a "une urgence absolue et immédiate à nettoyer le sport de la haine, de l'intolérance, de la violence et du racisme, ce qui exige, au-delà des discours, de casser les logiques d'impunité relatives à l'absence de sanctions effectives à la hauteur des forfaits proférés".


 

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/nicolas-sarkozy-temoin-consterne-du-deploiement-d-une-banderole/920/0/233803

par beber
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 31 mars 2008
Propos recueillis par Marie Simon

"La pression exercée par sa famille et par la France a transformé Ingrid Betancourt en pépite d’or" pour la guérilla colombienne, estime Jacques Thomet, ancien chef du bureau de l’AFP à Bogota et auteur de Ingrid Betancourt, affaire de cœur ou raison d’Etat? (Hugo Doc, 2006). Il commente la dernière offre du gouvernement colombien et la gestion "personnelle" de l'affaire en France.



Le gouvernement colombien propose de faire sortir de prison des guérilleros si les Farc libèrent Ingrid Betancourt. Que pensez-vous de cette proposition?
C’est un pas en avant sans précédent. D’autres propositions avaient déjà été faites, même si on les oublie: le gouvernement a ainsi offert de démilitariser une large zone pour effectuer des échanges humanitaires. Cette zone est non peuplée, alors que les Farc exigent de démilitariser une zone peuplée très proche de Cali. Cette offre, et d’autres, a donc été refusée par la guérilla. Mais pour revenir à cette nouvelle proposition, je trouve même qu’elle dépasse l’entendement.

En quoi vous semble-t-elle si surprenante?
Le gouvernement n’y pose aucune restriction alors que, parmi les quelque 1000 à 1500 guérilleros incarcérés, certains ont commis des crimes contre l’humanité. C’est comme si on libérait des terroristes d’Al-Qaeda ou de l’ETA, car les Farc, je le rappelle, font partie de la liste des organisations terroristes reconnue notamment par l’Union européenne. Même l’ONU a rappelé le président Uribe à l’ordre.

Pourtant le Premier ministre français, François Fillon, a proposé d’accueillir des prisonniers en France, en les qualifiant de "prisonniers politiques".
Oui et j’en suis effaré! Cela ouvre une voie dangereuse: quelqu’un comme Yvan Colonna pourrait demander à être reconnu comme "prisonnier politique". Cela m’étonne qu’aucun intellectuel français n’ait encore manifesté sa préoccupation…

L’état de santé d’Ingrid Betancourt est très alarmant. Même si elle n’est qu’une otage parmi des centaintes d’autres otages des Farc, cette offre "sans précédent" signifie-t-elle que le gouvernement colombien se décharge de toute responsabilité au cas où il serait trop tard pour elle?
C’est ce que l’ex-mari d’Ingrid Betancourt, Fabrice Delloye, affirme. Mais, vous savez, à force de donner la parole à ses proches qui, parfois, appuient les demandes de la guérilla, on oublierait presque que le gouvernement colombien n’est pas responsable du drame des otages... Les seuls responsables, dans cette affaire, ce sont les Farc.

Reuters/Ho New

Image tirée de la vidéo diffusée fin novembre 2007, montrant Ingrid Betancourt à bout de forces.

La pression de sa famille joue-t-elle en sa faveur?
Non, cette pression exercée par sa famille mais aussi par la France a transformé Ingrid Betancourt en poule aux œufs d’or pour les Farc. Ingrid elle-même s’est inquiétée de la campagne internationale en sa faveur qui rendait plus difficile sa libération, raconte Luis Eladio Perez, un ex-otage interviewé dans la revue Semana. Dans le cas de la France, cette affaire centrée sur Ingrid Betancourt est devenue une affaire "affective et sentimentale", comme le disait l’ancien ambassadeur de France à Bogota, Camille Rohou.

Une affaire "affective et sentimentale"… C’est-à-dire?
Le prédécesseur de Camille Rohou à l’ambassade de France en Colombie, de 2000 à 2004, était Daniel Parfait. Il a divorcé pour se remarier avec Astrid Betancourt. Il est donc le beau-frère d’Ingrid Betancourt. Quant à Dominique de Villepin, Premier ministre lorsqu’elle fut enlevée en février 2002, il a été son professeur à Science Po Paris en 1982. Proche d’elle, il a pleuré lors d’une conférence de presse à Bogota et tenu des propos "limites" au sujet d’Alvaro Uribe.

Mais depuis, la gestion du dossier au plus haut niveau est-elle restée aussi "personnelle"?
Depuis 2004, le directeur des Amériques, et qui s’occupe notamment du dossier colombien au Quai d’Orsay, n'est autre que ce même Daniel Parfait! Et, en lançant un appel à Marulanda, le chef des Farc, à la télévision colombienne, le président français Nicolas Sarkozy a pris le relais. Mais je doute que cette stratégie aboutisse.

Comment est perçue cette lecture française de la situation, en Colombie?
Il y a eu deux étapes. La position française a d'abord beaucoup irrité. La mise en avant systématique de la famille d’Ingrid Betancourt et l’oubli des quelque 800 autres otages ont suscité l’incompréhension. Puis, en novembre, on l’a vue très amaigrie dans une vidéo: depuis, tout le monde demande sa libération et les ex-otages ont pris sa défense.

Ingrid Betancourt a-t-elle une chance d’être libérée?
Sauf si son état de santé est vraiment lamentable, ce qui semble être le cas d’après les derniers témoignages, je ne vois pas ce qui le permettrait… Elle est la pépite d'or des Farc qui veulent obtenir un maximum de concessions avant de la libérer.

Justement, comment ont-elles réagi à l’offre du gouverment Uribe de libérer des guérilleros sans restriction?
Elles sont très perturbées. Cinq jours après, elles n’ont pas encore trouvé de réponse à donner.

 

Jacques Thomet, ancien chef du bureau de l'AFP à Bogota, la capitale colombienne, tient également un blog largement consacré à la Colombie et a publié AFP, les soldats de l'information (Hugo Doc, 2007).




http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=469113

par beber
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 31 mars 2008

Le parquet de Bobigny a ouvert lundi une enquête préliminaire après le déploiement d'une banderole traitant les Nordistes de "pédophiles", "chômeurs" et "consanguins" samedi soir au Stade de France lors de la finale de la Coupe de la Ligue entre Lens et le PSG. Nicolas Sarkozy, qui souhaite que ce "type de comportement inadmissible ait les suites qu'il mérite", recevra mardi le maire de Lens et les dirigeants du club de la ville pour faire "le point de la situation".

"Pédophiles, chômeurs, consanguins: bienvenue chez les Ch'tis", affirmait la banderole déployée par des supporters parisiens en début de seconde période de la rencontre samedi soir au Stade de France à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Le match a été remporté par le PSG, qui a battu 2-1 le RC Lens.

Nicolas Sarkozy, qui assistait à la rencontre, a été le "témoin consterné" du déploiement de cette banderole "haineuse". Dans un communiqué, le président de la République a précisé lundi qu'il avait "immédiatement demandé" au président de la Ligue de football professionnel, Frédéric Thiriez, de la faire retirer. Et il a promis de suivre avec une "particulière attention" l'évolution de l'enquête ouverte "à sa demande".

L'enquête préliminaire, ouverte pour provocation à la haine ou la violence, vise l'article L332-6 du Code du sport qui réprime d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende la provocation à la haine ou à la violence contre un arbitre ou un joueur dans une enceinte sportive. Elle a été confiée à la Sûreté départementale de Seine-Saint-Denis, qui devraient procéder à la saisie des enregistrements vidéo des gradins du Stade de France, à Saint-Denis.

Par ailleurs, "plusieurs morceaux" de la banderole ont été retrouvés, selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur Gérard Gachet. "Ce qui est avéré, et ça ce sont les vidéos qui l'ont montré, c'est qu'il y aurait un groupe de plusieurs dizaines de personnes qui auraient participé à cette opération et qui auraient reconstitué la banderole à partir de morceaux qu'ils avaient caché sous leurs vêtements pour entrer dans le stade", a-t-il déclaré à l'Associated Press.

Les morceaux étaient examinés par la police scientifique pour retrouver d'éventuelles traces d'ADN, a-t-il précisé. "Ces traces pourront éventuellement servir soit si certains des individus sont déjà fichés soit si l'examen des films, des vidéos permet des interpellations dans les jours qui viennent et à ce moment-là on pourra confronter les ADN à celles qui auront éventuellement trouvés sur les morceaux de banderole".

Le député-maire de Lens Guy Delcourt et la LFP avaient annoncé dès dimanche qu'ils porteraient plainte après le déploiement de cette banderole qui suscitait toujours lundi des réactions indignées. Le maire de Lille Martine Aubry a condamné "un acte odieux qui humilie tous les habitants du Nord-Pas de Calais dont chacun connaît les valeurs de tolérance, de fraternité et de bien vivre ensemble", tandis que le maire de Paris Bertrand Delanoë dénonçait une "honte" sur RTL.

Le comédien Dany Boon, réalisateur du film "Bienvenue chez les Cht'is" auquel faisait allusion la banderole, s'est dit "révolté" évoquant la "monstruosité" et la "bêtise" des auteurs, dans le "Parisien/Aujourd'hui en France".

"C'est extrêmement grave parce que c'est toute la région qui a été atteinte en plein coeur, le mot n'est pas trop fort", a souligné le président du Racing Club de Lens, Gervais Martel. Pour lui, "il y a eu aussi maldonne dans le travail de certains de ces stadiers". "Pour installer une banderole comme ça de 20 mètres, il y a fallu y avoir un sacré mouvement et les quelques stadiers ne pouvaient pas ne pas s'en apercevoir", a-t-il jugé sur France-Inter.

Il a toutefois assuré ne pas faire "un amalgame" avec les "véritables supporters de Paris" qui ont envoyé beaucoup de mails de soutien au club de Lens.

Alors que l'affaire relance aussi le débat sur les interdictions de stade, le porte-parole de la place Beauvau a rappelé que 95 personnes sont actuellement sous le coup d'une interdiction judiciaire de stade. Par ailleurs, depuis le début de la saison, 207 interdictions administratives (décidées par le préfet et portant sur les stades du département) ont été prononcées, essentiellement à Paris. La prochaine loi de sécurité publique prévoit de doubler la durée de ces interdictions administratives pour les porter à six mois maximum, et 12 en cas de réitération. AP

pas-sb/mw


Copyright 2008 The Associated Press. All rights reserved. This material may not be published, broadcast, rewritten or redistributed.


 

http://www.latribune.fr/info/PSG-Lens--la-justice-ouvre-une-enquete-223-~-AP-JUSTICE-FOOTBALL-PSG-LENS-SYNTHESE-$Db=News/News.nsf-$Channel=Sport

par beber
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 31 mars 2008

La police népalaise a par ailleurs annoncé avoir interpellé des Tibétains qui manifestaient devant l'ambassade de Chine à Katmandou, comme tous les jours depuis le début de la crise au Tibet.

Des moines bouddhistes défilent dans les rues de Katmandou en soutien aux émeutes du 14 mars au Tibet (AP)

Des moines bouddhistes défilent dans les rues de Katmandou en soutien aux émeutes du 14 mars au Tibet (AP)

Tandis que la police népalaise a annoncé lundi 31 mars avoir interpellé 227 Tibétains qui manifestaient devant l'ambassade de Chine à Katmandou, en Autriche, des militants pro-tibétains ont remis à Vienne une pétition réunissant quelque 6.000 signatures au chancelier autrichien Alfred Gusenbauer.
La pétition appelle notamment à ce que les journalistes étrangers puissent se rendre au Tibet.
Elle demande également que le relais de la flamme olympique ne passe pas par le Tibet, comme cela est prévu par les autorités chinoises.
Recevant la pétition, le chancelier autrichien s'est dit "très préoccupé par la situation des droits de l'homme au Tibet" et a promis de continuer à faire pression sur les autorités chinoises d'ici les Jeux de Pékin au mois d'août.
"Nous voulons tous que les jeux Olympiques soient des Jeux de paix et pas des Jeux pour légitimer la violence", a-t-il ajouté.
Les militants pro-tibétains devaient manifester dans l'après-midi devant l'ambassade de Chine à Vienne avant de se rendre dans le centre ville, puis d'observer une veille devant le parlement autrichien.

Drapeaux chinois brûlés

Parallèlement en Inde, des centaines d'exilés tibétains en Inde ont brûlé lundi des drapeaux chinois à New Delhi en signe de colère contre la répression de Pékin au Tibet et voulaient se rendre à l'ambassade de Chine dans la capitale indienne.
Les manifestants se sont aussi improvisés acteurs de théâtre de rue, en simulant des coups portés contre leurs camarades enveloppés dans des drapeaux aux couleurs du Tibet. D'autres ont cassé de la vaisselle fabriquée en Chine, criant "liberté pour le Tibet!" et vilipendaient le président chinois Hun Jintao.
"Nous poursuivons nos manifestations pour dénoncer le sort de nos soeurs et de nos frères au Tibet", a déclaré l'un d'eux, Dhondup Dorjee.
D'après Youdon Aukatsang, une député du Parlement tibétain en exil qui siège à Dharamsala, dans le nord de l'Inde, les 100.000 réfugiés tibétains en Inde célèbrent ce lundi la 'Journée internationale d'action pour le Tibet'.
"Nous prévoyons de nous rendre à l'ambassade de Chine à New Delhi pour y empiler des centaines d'urnes" bourrées de 1,3 million de signatures d'une pétition mondiale lancée sur internet, a-t-elle déclaré.
La police indienne est sur le qui-vive autour de la chancellerie chinoise à New Delhi depuis que des Tibétains ont réussi le 21 mars à pénétrer dans les locaux, ce qui a valu à l'ambassadeur d'Inde en Chine d'être convoqué par Pékin.
Le dalaï lama, chef spirituel en exil des Tibétains, a fui son pays natal en 1959 à la suite de l'échec d'un soulèvement contre la Chine et s'est réfugié dans le nord de l'Inde, à Dharamsala.
Environ 100.000 Tibétains sont exilés en Inde, même si New Delhi reconnaît la souveraineté de la Chine sur le Tibet. Les autorités indiennes ont demandé à plusieurs reprises aux réfugiés tibétains de ne mener aucune campagne anti-chinoise sur leur territoire.

Arrestation de manifestants

Dans la même journée, la police népalaise avait annoncé avoir interpellé 227 Tibétains, dont la moitié de femmes, qui manifestaient devant l'ambassade de Chine à Katmandou, comme tous les jours depuis le début de la crise au Tibet.
Au moins 200 officiers de la police se sont déployés autour du bâtiment diplomatique chinois et tenaient des manifestants à l'écart. Certains ont tout de même réussi à s'asseoir face aux murs d'enceinte de la chancellerie avant d'être embarqués dans des fourgons de la police.
Dimanche, la police de Katmandou avait chargé à coups de bâtons des manifestants pro-tibétains à proximité d'un bureau de l'ambassade de Chine et avait appréhendé plus de cent personnes.
Le Népal qui reconnaît la souveraineté de Pékin sur le Tibet, abrite une communauté d'environ 20.000 Tibétains. Et le royaume hindouiste coincé entre la Chine et l'Inde veut empêcher toute activité jugée anti-chinoise, alors que la capitale népalaise est le théâtre de manifestations quotidiennes de réfugiés tibétains depuis qu'ont éclaté le 10 mars les troubles au Tibet.
Les violences au Tibet, qui ont débuté le 10 mars à Lhassa, ont fait officiellement 19 morts. Selon le gouvernement tibétain en exil, la répression chinoise a fait environ 140 morts.

Violences de Lhassa

Le gouvernement tibétain en exil en Inde a d'ailleurs nié lundi toute implication du dalaï lama dans les émeutes de Lhassa après que la Chine eut publié des aveux anonymes attribués à un protestataire tibétain accusant le dignitaire bouddhiste.
"Le gouvernement en exil réfute avec fermeté ces accusations qui sont concoctées et préméditées sans qu'il y ait là-dedans le moindre soupçon de vérité", a-t-il affirmé dans un communiqué publié sur son site internet www.tibet.net.
Dans une longue dépêche, diffusée en anglais dimanche soir, l'agence officielle Chine Nouvelle a cité un "suspect non identifié lié aux violences de Lhassa".
"Les violences du 14 mars ont été provoquées à l'instigation du +département de sécurité+ du +gouvernement tibétain en exil+", dit cette personne, qui affirme avoir distribué des tracts pour appeler à la "révolte du peuple tibétain".
"Dès le début de la crise à Lhassa le 10 mars, la Chine a commencé à accuser le dalaï lama et le gouvernement tibétain sans aucune preuve concluante et cet article n'y déroge pas", poursuit le communiqué.
Les médias chinois ont publié la version chinoise de la dépêche mais sans aucune référence à ce "suspect non identifié".
Pékin a maintes fois accusé "le dalaï lama et sa clique" d'avoir "fomenté" ces troubles afin de "saboter" les Jeux Olympiques, mais sans apporter de preuves formelles de cette implication.
Le chef spirituel des Tibétains en exil a fui son pays natal en 1959 à la suite de l'échec d'un soulèvement contre la Chine et s'est réfugié dans le nord de l'Inde, à Dharamsala, siège d'un gouvernement et d'un Parlement en exil.


http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/asiepacifique/20080331.OBS7450/les_manifestations_de_soutien_au_tibet_se_multiplient.html
par beber
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus