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Vendredi 29 février 2008
JEAN-CHRISTOPHE FROMANTIN, candidat soutenu mais pas investi par l’UMP à NeuillyDEUX SEMAINES après « le psychodrame de Neuilly », Jean-Christophe Fromantin apparaît « serein » et « confiant ». Dissident avant le pataquès politique qui avait abouti au retrait du candidat de l’Elysée Martinon le 10 février, Jean-Christophe Fromantin est aujourd’hui le candidat soutenu par l’UMP, sans être investi. Hier soir, il tenait une grande réunion au théâtre, devant 150 personnes. Juste avant, il nous confiait son sentiment sur la campagne.
Votre campagne a-t-elle changé depuis que l’UMP vous soutient ?
Jean-Christophe Fromantin .
Oui et non. Bien sûr, l’UMP est un soutien supplémentaire. Depuis cette affaire, les gens me connaissent mieux. C’est très bien puisque j’avais un déficit de notoriété dans la ville. Mais ça n’a aucune inflexion sur ma façon de faire campagne. Depuis la semaine dernière, j’ai retrouvé mon rythme, avec les rencontres, les réunions d’appartement… comme d’habitude.
Mais la semaine du 10 février a été une semaine d’archi-turbulences. J’ai vécu un retournement de situation incroyable.
Comment avez-vous géré l’opération séduction de l’UMP ?
En gardant mon cap et avec la ligne d’arrivée en tête. Je me suis retrouvé dans une zone à risques. Si j’avais accepté l’investiture de l’UMP, je serais devenu le politicien de base. Cela aurait pu faciliter une victoire politique mais j’aurais renié mon projet. Si je ne gagne pas avec ma loyauté, la victoire éventuelle ne peut avoir de sens. Dans un scrutin local, l’emprise des partis ne correspond à rien, elle est seulement tactique.
L’UMP vous a proposé des colistiers, dont Jean Sarkozy… J’ai refusé tous les noms qui m’ont été proposés. J’ai refusé d’entrer dans une négociation qui aurait cassé la dynamique que j’ai créée. Quand on monte une équipe et qu’elle est en train de gagner, on ne peut pas la détruire. Si j’avais cassé ma liste à la faveur de combinaisons politiques, j’aurais perdu tout ce qui a fait ma campagne. Lorsque j’ai rencontré Nicolas Sarkozy, je lui ai dit qu’il vaut mieux une victoire d’homme libre qui incarne la dynamique qu’il a lui-même impulsée, plutôt qu’une victoire d’appareil.
Vous préparez-vous à revêtir le costume de maire ?
Le costume ne me fascine pas. Mais oui, je me prépare, notamment avec six conseillers sortants qui ont l’expérience. Ici, le costume, c’est quand même celui qu’a porté le président de la République. Je crois qu’il faut garder de la distance avec ce symbole. Neuilly est la ville de Nicolas Sarkozy, mais c’est aussi une ville de 60 000 habitants dont il faut s’occuper.



http://elections.leparisien.fr/elections-municipales-2008/hauts-de-seine-92-municipales/4242-mieux-vaut-une-victoire-dhomme-libre-8230.php
par beber publié dans : Actualitée
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Vendredi 29 février 2008
De notre correspondant à Washington PHILIPPE GRANGEREAU


Quand Hillary rit, le New York Times écrit qu’elle «caquette», comme une poule. Le quotidien a même inventé un substantif : «le caquètement Clinton». Quand la candidate démocrate parle un peu fort, la presse a tendance à écrire qu’elle «hurle». Et quand elle expose son programme avec assurance, elle est décrite comme «froide». La subjectivité des médias américains est subtile, mais avérée. En novembre, après qu’une étudiante a avoué qu’on lui avait demandé de poser une question préparée à Hillary Clinton pendant une réunion publique, la presse s’est acharnée sur la candidate. L’unique incident, qui est sans doute le fait d’un militant zélé, a été présenté par la plupart des journaux comme la preuve de son «caractère calculateur» - alors qu’elle n’a eu cesse de répondre à des centaines de questions spontanées du public.

Bon œil. Le parti pris des médias, favorable celui-là, à l’endroit de Barack Obama est encore plus évident. Une étude réalisée par le département de journalisme de l’Université de Harvard auprès de 48 médias différents (télévision, radio, journaux), a montré qu’au cours des cinq premiers mois de 2007, Obama avait été le sujet de trois fois plus d’articles et reportages favorables que les trois autres candidats les plus mentionnés. Seulement 16 % des reportages qui lui ont été consacrés étaient «négatifs», alors que tous les autres candidats, républicains et démocrates, encore nombreux en ce début de campagne, accumulaient au moins 50 % d’articles défavorables. Le bon œil de la presse ne s’est pas démenti depuis. «Star démocrate», «charisme», «vision» : les journalistes commencent à être sérieusement à cours d’épithètes originaux pour encenser «Barack». Au point que certains ont commencé à lui donner un gentil sobriquet : «le Messie». Comme l’avouait récemment à l’antenne un journaliste de la chaîne NBC fasciné par le candidat, «c’est difficile d’être objectif quand on couvre ce type».

Dans la parodie d’un débat Clinton-Obama diffusée cette semaine dans le show Saturday night live, des acteurs, jouant le rôle de journalistes flagorneurs, posent en tremblant des questions flatteuses à l’acteur incarnant Obama, tout en boudant une fausse Hillary Clinton désemparée. «Il est temps que les journalistes ne se contentent plus de donner objectivement les nouvelles, mais prennent position», enjoint le personnage jouant Obama… La vraie Hillary, dans le débat qui l’a opposée mardi au sénateur de l’Illinois, a renouvelé ses accusations de parti pris des médias à son égard. «Vous avez vu Saturday night live ? […] peut-être qu’on devrait demander à Barack s’il a besoin d’un coussin supplémentaire !» a-t-elle suggéré en lever de rideau. Sa boutade a été mal accueillie par le public. Bill Clinton, qui a accusé en janvier les journalistes de ne pas faire leur travail d’enquête sur le passé d’Obama, n’avait pas suscité davantage d’échos.

«Il n’y a pas beaucoup de journalistes qui décident délibérément de favoriser Obama, car l’éthique journalistique est suffisamment forte. Le vrai parti pris des journalistes réside dans le fait qu’ils veulent raconter une belle histoire, et l’élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis serait une superbe histoire», décrypte Evan Cornog, l’éditeur de la Revue de journalisme de l’Université Columbia de New York. «L’histoire la plus poignante à raconter est celle de John McCain [le candidat républicain, ndlr], qui a été prisonnier de guerre au Vietnam… Si Hillary devient la première femme présidente, c’est aussi un récit passionnant. Mais dans un pays qui a derrière lui une histoire raciste, l’élection d’Obama serait un tournant… Au fond, ajoute-t-il, les journalistes ont sans doute le même parti pris que les électeurs : ils veulent un changement. Hillary Clinton est l’épouse de Bill, et son élection serait ni plus ni moins un pas en arrière.» Pour Cornog, ce défaut d’objectivité est toutefois moins pro-Obama, qu’anti-Hillary. «Tout le monde sait que les médias la cherchent

«Gâteaux». Le récit d’une rencontre entre un groupe de journalistes et Clinton, tel qu’il est relaté par un reporter du New York Post, est à cet égard éclairant. La scène se déroule début janvier, avant le caucus de l’Iowa. Hillary, qui boude généralement la presse américaine (et qui fuit la presse internationale, sans doute parce qu’elle lui est inutile), débarque inopinément dans le bus de journalistes «armée de gâteaux et de café», ostensiblement pour bavarder. L’entrevue est tendue au possible. Aussi tendue, dit un reporter, «qu’une rencontre avec une ex-petite amie». «Elle nous déteste à mort»,réagit un journaliste soulagé de la voir partir. Derrière son dos, un autre suggère de vérifier s’il n’y a pas de lames de rasoir dans les pâtisseries.

http://www.liberation.fr/actualite/monde/electionamericaine/primairedemocrate/312819.FR.php
par beber publié dans : Actualitée
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Vendredi 29 février 2008
La femme du Président découvrait hier les visites d’Etat.


«Normalement, elle suit le Président, mais il lui arrive de papillonner.» L’entourage de Nicolas Sarkozy est parfois bien mauvaise langue : pour sa première visite d’Etat, en Afrique du Sud, Carla Bruni-Sarkozy n’a quitté le cortège protocolaire qu’une seule fois.

 
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Hier matin, à Khayelitsha, le plus grand township du Cap : pendant que son président d’époux signe quelques accords bilatéraux avec son homologue Thabo Mbeki, la première dame a rendu visite a une ONG locale de commerce équitable. Seule une équipe de TF1 l’y accompagnait. Le reste du temps, c’est en couple que Carla Bruni-Sarkozy a posé.

Contraste saisissant entre la longue robe noire de la chanteuse et la tenue traditionnelle de l’épouse de Thabo Mbeki. Le sourire est figé, mi-serein, mi-perdu. Les réflexes sont hésitants, et le regard méfiant quand un conseiller sud-africain prend son sac pour lui faciliter l’abord d’une rangée de mains ministérielles à serrer.

Pour cette première visite, Carla Bruni-Sarkozy n’a pas souhaité s’exprimer. Elle écoute. Son mari, au Parlement, ou l’archevêque Desmond Tutu dans une clinique de Guguletu, un autre township. Elle prend garde au faux pas. Mais ses lunettes noires n’ont pas été du goût de tous les étudiants de l’universtité technologique…

«On la sent très a l’aise», assure pourtant Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Coopération. «Ce qui est certain, ajoute David Martinon, porte-parole de l’Elysée, c’est que les médias locaux sont moins hystériques sur ce sujet qu’en France. La visite est substantielle sur le fond… Les journalistes ont d’autres chats à fouetter.» Un reporter du Business Day confirme : «Dans notre contexte de crise, on est plus sensible aux accords de coopération énergétique !» Ce matin, les Sarkozy se rendront sur l’île de Robben island, où Nelson Mandela a été emprisonné sous l’apartheid. Ils partiront ensuite pour Johannesburg où une rencontre avec l’ex-président sud-africain est prévue.

http://www.liberation.fr/actualite/politiques/312804.FR.php
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Vendredi 29 février 2008
Elysée. Au Cap, il a déclaré qu’il fallait revoir les relations militaires entre Paris et le continent.

«Obsolète.» C’est l’adjectif que Nicolas Sarkozy a employé, hier devant le parlement sud-africain au Cap, pour juger les relations militaires entre la France et l’Afrique.

 
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Estimant que la France «n’avait pas vocation à maintenir indéfiniment des forces armées en Afrique», qu’elle n’avait pas non plus «à jouer un rôle de gendarme», le chef de l’Etat a annoncé la «renégociation de tous les accords militaires de la France en Afrique». Leur «rédaction» est «obsolète», a-t-il indiqué, car «la présence militaire française repose sur des accords conclus au lendemain de la décolonisation […] Ce qui a été fait en 1960 n’a plus le même sens aujourd’hui». «Il n’est plus concevable que nous soyons entraînés dans des conflits internes», a-t-il précisé. «Contrairement à la pratique passée, a-t-il promis, ces nouveaux accords seront intégralement publiés.»

Pour rassurer les inquiets, Nicolas Sarkozy a cru bon de préciser qu’il ne croyait pas «qu’il faille faire table rase et tout effacer d’un seul trait de plume. […] Il ne s’agit pas d’un désengagement de la France, mais la sécurité de l’Afrique, c’est d’abord l’affaire des Africains».

Rwanda. Ces déclarations préfigurent-elles un repli des 9000 soldats français présents sur le continent africain ? Pas si sûr. Ce qui est certain, c’est que la France ne veut plus rester en tête-à-tête avec ces anciennes colonies. Cette politique n’est pas entièrement une rupture sarkozyste. Née du traumatisme causé par le Rwanda, elle date d’une dizaine d’années (sommet africain du Louvre en 1998). Elle consiste à associer, aussi systématiquement que possible, les pays africains et les partenaires européens à la gestion des crises, toujours dans le cadre de résolutions internationales. Ce concept baptisé Recamp (Renforcement des capacités africaines de maintien de la paix) a été mis en place progressivement. Il a toutefois subi un sérieux contrecoup avec la crise en Côte-d’Ivoire, dans laquelle la France s’est directement impliquée.

La France vient d’ailleurs d’achever, durant l’été 2007, la réorganisation de son dispositif militaire en Afrique. Quatre pôles correspondent à quatre «sous-régions» et dessinent ce que pourrait être la future carte des implantations françaises. Il s’agit de Dakar (Sénégal), Libreville (Gabon), Djibouti et La Réunion. Dans chacun de ses pôles, la France a créé un petit état-major et prépositionné du matériel. Ils participent à l’entraînement des armées des pays de la région et sont censés accueillir des officiers européens. Pour l’heure, on ne compte qu’un Britannique et un Belge…

La Côte-d’Ivoire ne fait pas partie des sites retenus et les militaires français ne cachent pas leur volonté de quitter le pays aussi vite que possible. Les effectifs y ont été sérieusement réduits (1 800 hommes) et les militaires y seront désormais affectés au titre des opérations extérieures, et non plus des forces de «présence», rendant leur départ beaucoup plus aisé.

«Bac à sable». Au Tchad, la France est l’initiatrice - et, bien malgré elle, la principale contributrice - de la Force européenne (Eufor) qui a repris son déploiement, après les récents événements, au cours desquels la France s’est retrouvée en première ligne. L’annonce de l’ouverture d’une base à Abou Dhabi a relancé les spéculations sur l’avenir de Djibouti. Mais rien n’indique, pour l’heure, que les militaires s’apprêtent à renoncer à leur «bac à sable» préféré en Afrique. Même si les effectifs (2 900 hommes) y seront réduits.


http://www.liberation.fr/actualite/politiques/312809.FR.php
par beber publié dans : Actualitée
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Vendredi 29 février 2008

Six Palestiniens, dont trois enfants, ont été blessés ce matin dans des raids aériens israéliens visant des lanceurs de roquettes dans la bande de Gaza, ont indiqué des sources médicales et des témoins.
Les raids ont été menés dans le secteur de Jabaliya  ont précisé les témoins.
Deux enfants, âgés de cinq et six ans, ont été blessés dans une maison endommagée par l'un des raids, selon les sources médicales. Un autre enfant âgé de 12 ans a été blessé peu après dans un nouveau raid.
Les trois autres blessés sont des civils, les activistes visés par les attaques ayant réussi à prendre la fuite, selon les témoins.

Source: AFP

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/02/29/01011-20080229FILWWW00407-gaza-nouveaux-raids-aeriens-israeliens.php
par beber publié dans : Actualitée
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