MUNICIPALES - C'était théoriquement une réunion des militants du Modem favorable à une liste "réellement indépendante", menée par Eric Lafond. Autrement dit la ligne opposée à celle du Modem officiel lyonnais menée par Christophe Geourjon et principalement composée par des anciens de l'UDF. Ce dernier s'étant lancé dans une course de lenteur pour constituer une improbable liste autonome, tout en discutant avec Dominique Perben des conditions de fusion des listes avant ou après le premier tour. Une douzaine de personnes ont témoigné, applaudies par la grande majorité de la salle. Puis, un groupe de "jeunes démocrates" favorables à la ligne officielle ont saboté la suite, comme on leur avait demandé de venir le faire...
Un peu plus tôt, Marc Augoyard, président des Jeunes démocrates du Rhône, avait envoyé un mail à ses troupes pour leur demander de se rendre à la réunion. Ils se sont assis en deux petits groupes dans la salle, où avaient pris place environ 150 personnes. Une assistance ressemblant à ce que la campagne présidentielle de François Bayrou a drainé. Très multigénérationnelle, et en très grande majorité non encartée avant d'adhérer au Modem.
Sur la scène, douze personnes sont venues témoigner des raisons de leur engagement, et de ce qu'ils attendent d'une liste "réellement autonome". Dans la forme, les prises de parole avaient un petit côté évangélique, les témoins expliquant à quel moment ils ont eu le "déclic" avant qu'Eric Lafond, ou pourquoi ils rejettent la bipolarité qui se prépare. Sur un écran, derrière eux, des petits smileys s'agitent, donnant à la salle le mal de mer. Au premier rang, juste devant eux, Marc Augoyard et ses "jeunes démocrates" hochent la tête, sourient, ricanent parfois. Sur la scène, des mots reviennent souvent. "Valeurs", "honneur", "résistance", "liberté", "engagement".
Puis Eric Lafond, animateur de la soirée et l'un des acteurs principaux de ce mouvement dissident à la ligne "officielle" demandent aux personnes présentes de voter en levant chacune un petit carton orange s'ils sont favorables à une liste autonome qui s'engage à ne pas faire alliance avec l'UMP. L'idée : exiger de François Bayrou qu'il se prononce officiellement sur le cas lyonnais en leur donnant l'investiture du Modem. Ils ont mis tous leurs espoirs dans les déclarations cette semaine de François Bayrou expliquant fermement qu'il devait y avoir une liste autonome à Lyon. L'immense majorité de la salle lève son carton.
A l'exception des amis de Christophe Geourjon qui demandent la parole. Des gens se lèvent. Tout le monde parle en même temps. L'espace de quelques secondes, on se croirait chez les Verts. Eric Lafond, qui a toujours le micro en main, leur refuse la parole. Ce qui a pour conséquence de diviser ses propres troupes sur l'attitude à avoir. S'en suit un joyeux bazar où, par petits groupes, les deux franges du MoDem s'écharpent verbalement. Devant la scène, Marc Augoyard reconnait que sa tête liste Christophe Geourjon a bel et bien prévu de faire alliance avec l'UMP mais tente de "rassurer" les militants du camp adverse en expliquant que cette stratégie n'était pas partagée par tout le monde. Lui, d'ailleurs, préférerait que sa liste attende le soir du premier tour pour décider d'une alliance soit avec Perben, soit avec Collomb. "Les deux alliances sont possibles", dit-il. Le discours ne convainc les tenants forcenés de l'autonomie. Le ton monte. Le vocabulaire devient plus fleuri. "Si Bayrou, après ce qu'il a dit à ses voeux, confirme l'investiture de Christophe Geourjon… Je penserais sincèrement que cet homme est schizophrène", lâche Stéphane, l'un des indépendantistes.
Et puis, soudain, Marc Augoyard se tait et affiche un large sourire. Il vient de recevoir un texto du bras droit de Michel Mercier (le patron de l'UDF-MoDem du Rhône, principal négociateur des alliances avec Perben) lui indiquant que c'était OK, que l'investiture venait d'être officiellement annoncée pour Christophe Geourjon. "C'est terminé, c'est plié votre affaire, vous pouvez nous rejoindre si vous le souhaitez", annonce-t-il aux indépendantistes, attérés. "Mais il n'y a pas eu de réunion de la commission d'investiture. C'est quoi cette investiture ?", demande un militant. "Pas de besoin de commission, on se réunit en vitesse, on passe un coup de fil, et hop", répond Marc Augoyard. La suite de la soirée est confuse. Certains tentent désespérement de joindre François Bayrou. D'autres annoncent qu'ils quittent le Modem.
Ol.B. et A.Gd.
ar Emmanuel Jarry

u lendemain de la libération des otages colombiennes Clara Rojas et Consuelo Gonzalez de Perdomo,
le président vénézuélien Hugo Chavez a lancé un appel à la communauté internationale destiné à réhabiliter les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche) et l'Armée de
libération nationale (ELN, castriste), considérées par les Etats-Unis, l'Union européenne et le Canada comme des organisations terroristes.
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