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NICE (Reuters) - Un homme a été interpellé et placé en garde à vue dimanche après l'explosion dans la nuit d'une bombe devant un bâtiment du Trésor public à Aix-en-Provence qui a fait une victime, l'auteur présumé de la tentative d'attentat, apprend-on de source judiciaire.
L'homme appréhendé est un jeune homme d'une vingtaine d'années, arrêté à l'aéroport de Marseille-Marignane alors qu'il s'apprêtait à s'envoler pour la Corse, a-t-on précisé de même source.
Selon les premiers éléments de l'enquête, il serait, comme la victime de l'explosion, originaire de Corte, dans le centre de l'île.
Les deux hommes y auraient fait leurs études ensemble et seraient des sympathisants du mouvement indépendantiste corse dit "FLNC 22 octobre".
Ils rentraient d'un séjour au ski et s'apprêtaient à regagner leur île, a-t-on ajouté de source policière.
La cellule anti-terroriste du parquet de Paris a été chargée d'épauler le SRPJ de Marseille dans son enquête.
La bombe de faible puissance a explosé peu avant 03h00 locales dans une étroite impasse d'Aix-en-Provence, dans un quartier proche de la gare et à 300 mètres seulement d'un commissariat de police.
Une défaillance dans la minuterie est à l'origine de sa mise à feu prématurée. La charge aurait dû exploser à 03h00 au lieu de 02h45.
Aucune revendication n'a été retrouvée sur les lieux du drame. Les pompiers ont constaté le décès du jeune homme à leur arrivée sur place. Il était grièvement blessé au visage et aux mains.
Les dégâts matériels sont peu importants, l'entrée de la recette principale des impôts a été endommagée et des vitres ont été brisées.
Sur place, le préfet de police de Marseille, Bernard Squarcini, s'est refusé à évoquer une piste politique mais plus vraisemblablement, et en l'absence de toute revendication, un acte isolé.
© Reuters 2006. Tous droits réservés.
TBILISSI - Le président géorgien, Mikhaïl Saakachvili, a imputé à la Russie la rupture de l'approvisionnement de sarépublique en gaz, lui reprochant de provoquer une crise énergétique au moment même où le Caucase connaît une vague de froid.
Des explosions sur le tronçon russe d'un gazoduc reliant la Russie à la Géorgie ont mis hors d'usage le principal gazoducd'exportation de gaz vers la Géorgie mais aussi l'Arménie. Les autorités russes ont imputé ces actes de sabotage à des insurgéshostiles au pouvoir central.
Saakachvili n'est pas de cet avis et a dit ne pas croire les explications du Kremlin.
"Ce matin, un grave acte de sabotage a été commis dans la partie russe du gazoduc alimentant la Géorgie", a-t-il dit lors d'un pointde presse. Selon lui, la Russie a délibérément interrompu l'approvisionnement en gaz de la Géorgie, pour faire pression sur Tbilissi.
Moscou, selon lui, veut que la Géorgie restitue à la Russie les droits de propriété sur le gazoduc alimentant Tbilissi, sujet de litigede longue date entre les deux pays.
"Ils ont choisi le moment où il fait le plus froid en Géorgie. Ils nous ont frappés à un moment très sensible", a affirmé Saakachvilidans une interview à Reuters après son point de presse.
"Fondamentalement, ce qui se passe est absolument honteux et nous avons affaire à un honteux chantage de la part de personnes quine se comportent pas de manière civilisée", a assuré le président géorgien dans l'interview.
Les autorités russes estiment qu'il faudra au moins deux jours avant que le gaz puisse de nouveau s'écouler normalement. Le gazoduca été la cible de deux explosions dans la nuit de samedi à dimanche, sur deux tronçons traversant une zone montagneuse de l'Ossétie duNord, frontalière de la Géorgie.
http://www.liberation.fr/page.php?Article=353118
es observateurs étrangers ne s'y sont pas trompés. Qu'ils s'en félicitent, comme les Américains et les Britanniques, ou qu'ils le déplorent, comme les Allemands, ils tiennent le discours prononcé par Jacques Chirac sur la dissuasion nucléaire pour une étape importante dans l'évolution de la pensée stratégique française. Certes, depuis la fin de la guerre froide, la doctrine de la dissuasion "du faible au fort", telle qu'elle avait été définie par les pères de la "force de frappe", avait subi quelques aménagements. La disparition des deux blocs, l'interdiction des essais nucléaires, les progrès techniques, la nature des menaces nouvelles avaient rendu caduque l'idée de représailles anti-cités contre un adversaire surpuissant.
Un rapprochement a été fait un peu rapidement entre le discours de Jacques Chirac et la crise avec l'Iran. Même si le moment où elle est publiquement exprimée n'est pas innocent, l'évolution de la pensée militaire française n'est pas liée à tel ou tel événement. Elle était indispensable, sauf à rendre obsolète la dissuasion nucléaire et inutiles les moyens qui y sont consacrés. Mais la question posée par la rupture actuelle entre Téhéran et les Occidentaux est de savoir au nom de quoi la dissuasion nucléaire serait un privilège réservé à quelques puissances et interdit aux autres. La réponse apportée est que, pour la France, le nucléaire ne saurait servir à des fins militaires lors d'un conflit. Il n'est pas sûr qu'elle convainque les aspirants à la bombe.
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