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Dimanche 22 janvier 2006

 

par beber publié dans : Actualitée
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Dimanche 22 janvier 2006

NICE (Reuters) - Un homme a été interpellé et placé en garde à vue dimanche après l'explosion dans la nuit d'une bombe devant un bâtiment du Trésor public à Aix-en-Provence qui a fait une victime, l'auteur présumé de la tentative d'attentat, apprend-on de source judiciaire.

L'homme appréhendé est un jeune homme d'une vingtaine d'années, arrêté à l'aéroport de Marseille-Marignane alors qu'il s'apprêtait à s'envoler pour la Corse, a-t-on précisé de même source.

Selon les premiers éléments de l'enquête, il serait, comme la victime de l'explosion, originaire de Corte, dans le centre de l'île.

Les deux hommes y auraient fait leurs études ensemble et seraient des sympathisants du mouvement indépendantiste corse dit "FLNC 22 octobre".

Ils rentraient d'un séjour au ski et s'apprêtaient à regagner leur île, a-t-on ajouté de source policière.

La cellule anti-terroriste du parquet de Paris a été chargée d'épauler le SRPJ de Marseille dans son enquête.

La bombe de faible puissance a explosé peu avant 03h00 locales dans une étroite impasse d'Aix-en-Provence, dans un quartier proche de la gare et à 300 mètres seulement d'un commissariat de police.

Une défaillance dans la minuterie est à l'origine de sa mise à feu prématurée. La charge aurait dû exploser à 03h00 au lieu de 02h45.

Aucune revendication n'a été retrouvée sur les lieux du drame. Les pompiers ont constaté le décès du jeune homme à leur arrivée sur place. Il était grièvement blessé au visage et aux mains.

Les dégâts matériels sont peu importants, l'entrée de la recette principale des impôts a été endommagée et des vitres ont été brisées.

Sur place, le préfet de police de Marseille, Bernard Squarcini, s'est refusé à évoquer une piste politique mais plus vraisemblablement, et en l'absence de toute revendication, un acte isolé.



© Reuters 2006. Tous droits réservés.

http://today.reuters.fr/news/NewsArticle.aspx?type=topNews&storyID=2006-01-22T131255Z_01_DEM229527_RTRIDST_0_OFRTP-FRANCE-ATTENTAT-20060122.XML

par beber publié dans : Actualitée
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Dimanche 22 janvier 2006
Le président du Kosovo, Ibrahim Rugova, est décédé samedi d'un cancer du poumon à l'âge de 61 ans, laissant un vide au sein des instances dirigeantes.

© Reuters
L'Onu a annoncé le report de l'ouverture des négociations directes sur le statut définitif de la province, qui auraient dû commencer le 25 janvier à Vienne.
Par respect pour la mémoire de Rugova, celles-ci s'ouvriront plutôt au début du mois de février, a fait savoir l'émissaire spécial des Nations unies pour le Kosovo, l'ancien président finlandais Martti Ahtisaari.
"Le président du Kosovo, Ibrahim Rugova, dirigeant du Kosovo dans les années cruciales du processus de marche du pays vers l'indépendance, s'est éteint aujourd'hui, samedi 21 janvier, à 11h38", a déclaré la présidence dans un communiqué.
"Le président Rugova est décédé à son domicile de Pristina en présence de ses proches, de ses collaborateurs et de médecins américains. Il est décédé après avoir lutté contre la maladie en faisant preuve d'un grand courage(...)", lit-on par ailleurs.
Rugova recevait des soins à domicile dans sa résidence de la capitale depuis qu'un cancer du poumon avait été diagnostiqué en septembre dernier, lors d'un séjour qu'il avait dû effectuer dans un hôpital militaire américain en Allemagne, à la suite d'une brutale détérioration de son état de santé. Des médecins américains supervisaient son traitement.
RÉUNION DU GOUVERNEMENT KOSOVAR
Emblème de la lutte du Kosovo pour l'indépendance, Rugova, qui aimait à porter autour du cou un foulard de soie aux couleurs nationales albanaises - le rouge et le noir - disparaît sans avoir vu la province qu'il présidait accéder à l'indépendance.
Martti Ahtisaari, émissaire de l'Onu au Kosovo, a annoncé en début d'après-midi le report de l'ouverture des négociations directes sur le statut définitif du Kosovo, province qui, bien qu'administrée par les Nations unies depuis l'arrêt des bombardements de l'Otan à la mi-1999, fait toujours partie intégrante de la Serbie.
Jusqu'à ces derniers jours, la présidence kosovare se voulait optimiste et ne démentait pas les informations selon lesquelles Ibrahim Rugova devait présider une réunion des négociateurs en préalable à l'ouverture des pourparlers directs.
Rugova n'a pas de successeur désigné au sein de sa formation, la Ligue démocratique du Kosovo, déchirée par des dissensions, et aucun projet pour le remplacer à la tête de l'équipe de négociateurs du Kosovo n'a été annoncé.
Le Premier ministre kosovar, l'Albanais Bajram Kosumi, a convoqué une réunion extraordinaire du gouvernement ce samedi à Pristina pour discuter des implications du décès de Rugova sur l'avenir de la province.
Intellectuel francophile, Rugova, qui avait fait ses études à la Sorbonne et avait enseigné la littérature, a été de 1989 à 1999 l'artisan de la résistance passive face à la reprise en main serbe, après l'abrogation du statut d'autonomie octroyé par Tito au Kosovo en 1974.
http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=13205&1506
par beber publié dans : Actualitée
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Dimanche 22 janvier 2006
 

TBILISSI - Le président géorgien, Mikhaïl Saakachvili, a imputé à la Russie la rupture de l'approvisionnement de sarépublique en gaz, lui reprochant de provoquer une crise énergétique au moment même où le Caucase connaît une vague de froid.

Des explosions sur le tronçon russe d'un gazoduc reliant la Russie à la Géorgie ont mis hors d'usage le principal gazoducd'exportation de gaz vers la Géorgie mais aussi l'Arménie. Les autorités russes ont imputé ces actes de sabotage à des insurgéshostiles au pouvoir central.

Saakachvili n'est pas de cet avis et a dit ne pas croire les explications du Kremlin.

"Ce matin, un grave acte de sabotage a été commis dans la partie russe du gazoduc alimentant la Géorgie", a-t-il dit lors d'un pointde presse. Selon lui, la Russie a délibérément interrompu l'approvisionnement en gaz de la Géorgie, pour faire pression sur Tbilissi.

Moscou, selon lui, veut que la Géorgie restitue à la Russie les droits de propriété sur le gazoduc alimentant Tbilissi, sujet de litigede longue date entre les deux pays.

"Ils ont choisi le moment où il fait le plus froid en Géorgie. Ils nous ont frappés à un moment très sensible", a affirmé Saakachvilidans une interview à Reuters après son point de presse.

"Fondamentalement, ce qui se passe est absolument honteux et nous avons affaire à un honteux chantage de la part de personnes quine se comportent pas de manière civilisée", a assuré le président géorgien dans l'interview.

Les autorités russes estiment qu'il faudra au moins deux jours avant que le gaz puisse de nouveau s'écouler normalement. Le gazoduca été la cible de deux explosions dans la nuit de samedi à dimanche, sur deux tronçons traversant une zone montagneuse de l'Ossétie duNord, frontalière de la Géorgie.

 

http://www.liberation.fr/page.php?Article=353118
par beber publié dans : Actualitée
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Dimanche 22 janvier 2006
Les observateurs étrangers ne s'y sont pas trompés. Qu'ils s'en félicitent, comme les Américains et les Britanniques, ou qu'ils le déplorent, comme les Allemands, ils tiennent le discours prononcé par Jacques Chirac sur la dissuasion nucléaire pour une étape importante dans l'évolution de la pensée stratégique française. Certes, depuis la fin de la guerre froide, la doctrine de la dissuasion "du faible au fort", telle qu'elle avait été définie par les pères de la "force de frappe", avait subi quelques aménagements. La disparition des deux blocs, l'interdiction des essais nucléaires, les progrès techniques, la nature des menaces nouvelles avaient rendu caduque l'idée de représailles anti-cités contre un adversaire surpuissant.

 

 
Mais les responsables français, avec au premier rang le président de la République en tant que chef des armées, se gardaient d'en parler trop ouvertement pour ne pas ouvrir une discussion sur la pertinence même de la dissuasion nucléaire et donc de l'effort budgétaire qu'elle suppose. A quelques mois d'une élection qui devrait marquer la fin de sa présidence, Jacques Chirac a choisi de relancer le débat. Dans des termes sans équivoque, il a confirmé trois inflexions majeures dans la doctrine nucléaire française. D'abord, la menace d'une riposte nucléaire pourrait être utilisée pour dissuader un Etat "voyou" — bien que le mot n'ait pas été prononcé par le président de la République — qui mettrait en cause, en recourant au terrorisme, les "intérêts vitaux" de la France, cette notion étant explicitement étendue aux alliés de celle-ci. Ensuite, le nucléaire n'est pas destiné à dissuader uniquement le nucléaire, puisqu'il pourrait être employé pour s'opposer à l'emploi d'armes de destruction massive d'une autre nature (biologique ou chimique). Enfin, la dissuasion nucléaire s'applique à des Etats qui "envisageraient" d'utiliser des armes de destruction massive. Cette formulation renvoie à la doctrine américaine de l'action préventive soulignée dans la doctrine stratégique adoptée par l'administration Bush après les attentats du 11 septembre 2001.

Un rapprochement a été fait un peu rapidement entre le discours de Jacques Chirac et la crise avec l'Iran. Même si le moment où elle est publiquement exprimée n'est pas innocent, l'évolution de la pensée militaire française n'est pas liée à tel ou tel événement. Elle était indispensable, sauf à rendre obsolète la dissuasion nucléaire et inutiles les moyens qui y sont consacrés. Mais la question posée par la rupture actuelle entre Téhéran et les Occidentaux est de savoir au nom de quoi la dissuasion nucléaire serait un privilège réservé à quelques puissances et interdit aux autres. La réponse apportée est que, pour la France, le nucléaire ne saurait servir à des fins militaires lors d'un conflit. Il n'est pas sûr qu'elle convainque les aspirants à la bombe.

Article paru dans l'édition du 22.01.06
par beber publié dans : Actualitée
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