ABÉCHÉ (EST DU TCHAD) ENVOYÉ SPÉCIAL
Entre le Tchad et le Soudan, la symétrie de l'agressivité ne se dément pas. Mardi 17 juin, au sixième jour d'une percée rebelle dans l'est du Tchad lancée depuis des bases arrière au Soudan, N'Djamena a accusé l'armée soudanaise d'avoir attaqué la ville frontière d'Adé. "Des colonnes de mercenaires envoyés en territoire tchadien ayant échoué à s'implanter dans des points stratégiques, l'armée soudanaise est entrée elle-même en action, ce matin, en attaquant la garnison de l'armée à Adé avec des troupes au sol appuyées par des hélicoptères", annonce un communiqué du gouvernement.
La zone est éloignée, les communications difficiles, et les confirmations indépendantes font défaut. Mais ce ne serait pas la première fois - dans cette guerre par procuration qu'ils se mènent depuis 2005 en armant leurs rebelles respectifs - que les deux pays lancent, ponctuellement, leurs propres troupes chez leur voisin. Jamais, jusqu'ici, le Tchad et le Soudan n'ont cependant poussé leurs propres hommes en profondeur chez l'autre, évitant l'embrasement d'une guerre directe. Ils préfèrent s'appuyer sur des rebelles qui promettent d'installer un régime ami dans la capitale ennemie.
Cet affrontement en miroir s'est développé conjointement au conflit du Darfour. Certains rebelles de l'ouest soudanais, appartenant au même groupe que les dirigeants tchadiens, utilisaient dès 2003 le Tchad comme base arrière. En réponse, le Soudan accueille, finance et arme des rebelles tchadiens pour porter la guerre de l'autre côté de la frontière. En trois ans de confrontation, le Tchad et le Soudan ont signé une série d'accords de paix, devenus caducs sitôt annoncés, et continuent d'investir des centaines de millions d'euros ponctionnés sur leurs revenus pétroliers dans les opérations militaires.
L'engagement des deux voisins a pris une tournure plus radicale au cours des douze derniers mois. En février, une attaque de rebelles tchadiens avait été à deux doigts de l'emporter. Leur offensive était venue mourir devant les portes de la présidence, à N'Djamena, grâce à l'appui de la France et aux divisions des chefs rebelles. En mai, les hommes du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) - des rebelles soudanais de la région du Darfour alliés de N'Djamena - lançaient l'opération inverse en parvenant à atteindre la capitale, Khartoum, depuis leurs bases arrière du Tchad.
La réplique à cette nouvelle agression, attendue depuis des semaines, a été lancée jeudi. Pendant plusieurs semaines, les rebelles ont tergiversé, en raison d'importantes divisions. Certains refusent de s'associer à une coalition jugée trop inféodée à Khartoum. D'autres, après avoir entretenu des rapports conflictuels avec leurs parrains soudanais comme avec leurs compagnons tchadiens de rébellion, se sont éloignés de l'alliance. C'est le cas du groupe des frères Erdimi. Dans l'Alliance nationale, coalition dirigée par le général Mahamat Nouri, régnait dernièrement un climat confinant à la "mutinerie", selon un proche du mouvement.
Aussi l'offensive en cours a-t-elle débuté de manière cahoteuse, et se poursuit avec difficulté. Les colonnes rebelles, circulant en brousse en se dissimulant de leur mieux, sont parties du sud de la zone frontalière avant de se séparer. L'une d'entre elles, dirigée par les hommes d'Adouma Hassaballah, alliés avec des membres de l'Alliance nationale, a accroché les forces loyalistes, essuyé des tirs des hommes de l'Eufor, la force européenne déployée dans la région, avant d'entrer dans Goz-Beïda où les éléments rebelles se sont livrés à des braquages violents d'ONG avant de repartir en direction de la frontière.
Conjointement, un autre groupe relevant de l'Alliance nationale filait à travers la brousse pour tenter de lancer un assaut sur Abéché, la grande ville de l'est. Dans un large mouvement tournant, les rebelles ont cherché le meilleur angle pour attaquer la ville, tandis que leurs alliés, qui devaient venir les appuyer de l'autre côté d'Abéché, demeuraient introuvables. Mardi soir, les perspectives d'une offensive sur la ville s'évanouissaient, et les rebelles semblaient s'efforcer de regagner leurs bases arrière au Soudan, au risque de se trouver attaquées à leur tour par une combinaison de forces loyalistes et de rebelles soudanais alliés de N'Djamena.
e président de Lille (L1) Michel Seydoux a jugé mercredi que la demande en mariage faite à la
télévision par le sélectionneur des Bleus Raymond Domenech à sa compagne Estelle Denis, après l'élimination de la France à l'Euro-2008, était "d'un autre monde" et qu'on n'était "pas dans la
téléréalité". "Quelqu'un qui se permet à la suite d'un match aussi important, devant la France entière, de s'occuper du détail, important pour lui peut-être, de demander en mariage sa compagne, me
paraît totalement dans un autre monde. On n'est pas dans la téléréalité, on est aujourd'hui dans un milieu professionnel", a expliqué M. Seydoux. Le président du Losc, qui a dit avoir "ressenti"
cela "à l'issue d'une piètre prestation de l'équipe de France sur un piètre Euro", s'exprimait lors d'une conférence de presse de présentation du nouvel entraîneur de Lille, Rudi Garcia. Il a
évoqué de lui-même la déclaration de Domenech, juste après avoir refusé de répondre à une question sur la façon dont il avait ressenti le départ à Lyon de Claude Puel, l'entraîneur de Lille.
Interrogé mardi soir en direct sur M6 - où sa compagne est présentatrice - sur une éventuelle démission, Raymond Domenech a éludé la question en répondant: "Je n'ai qu'un seul projet, c'est
d'épouser Estelle, c'est aujourd'hui que je lui demande. Je sais que c'est difficile, mais c'est dans ces moments-là qu'on a besoin de tout le monde et moi j'ai besoin d'elle".
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