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Vendredi 4 juillet 2008

La suite des réactions à l'annonce mercredi soir de la libération d'Ingrid Betancourt:

- Bertrand Delanoë, maire PS de Paris:

"Après six ans de captivité, cette femme qui était devenue fragile est libre. Pour elle, pour sa famille, pour ses enfants, je pense que c'est un moment magnifique. (...) Elle est à la fois admirable et attachante", a-t-il déclaré sur RTL.

Interrogé sur le rôle joué par le président Nicolas Sarkozy dans cette libération, M. Delanoë a dit ne pas en connaître la nature, "mais je sais que son engagement a été grand et fort". "Peu importe la part qu'il a joué dans la libération d'Ingrid Betancourt, c'est bien que le président de la France soit engagé à ce point pour la liberté d'une femme, d'une de nos compatriotes."

Rappelant qu'un portrait d'Ingrid Betancourt était accroché sur la façade de la mairie de Paris, il a précisé qu'il attendrait peut-être le retour en France de l'ancienne otage, "devenue un symbole" pour le décrocher. "Je vais voir avec ses enfants".

- Pierre Moscovici, ancien ministre PS des Affaires européennes:

"Nicolas Sarkozy mène la politique qui est la sienne, mais il a été dans cette affaire avec Bernard Kouchner, le quai d'Orsay tout à fait opiniâtre. C'est probablement une co-production que cette libération. Il ne faut pas en faire en une affaire politique. Surtout pas de récupération, mais c'est un beau travail. Quand ça marche, ça marche, et il faut être capable de le dire", a-t-il dit sur France Info. "Nicolas Sarkozy s'est attaché à ça, il a été opiniâtre, il a été déterminé. la diplomatie française l'a été aussi. Il faut remercier tous ceux qui ont participé à ça".

- Florence Aubenas, journaliste, otage en Irak pendant cinq mois: "C'est au-delà d'une satisfaction. C'est Noël en juillet! On a tellement attendu, c'était oui, c'était non. C'est extraordinaire et c'est curieux de passer de l’autre côté du miroir. Je revis par procuration ce qu'ont dû vivre mes proches à ce moment-là. C'est un moment merveilleux", a-t-elle déclaré sur RTL. "On avait tout le temps des signes. On avait des signes de bien, en mal. Ces signes sonnaient plus de brouillard que d'éclaircissement. Vous dire que je m’y attendais, c'est faux", "j'avais fini par me boucher les oreilles et essayer de penser que ça arriverait".

"Il faut juste lui dire 'bienvenue parmi nous' et l'accueillir avec toute l'amitié et l'amour qu'on peut, c'est la seule chose qui compte. Retrouver tout le monde et la vie, retrouver le monde, retrouver l'envie de se balader, ce à quoi on rêve quand on est en captivité. Ce sont des choses tellement ténues et tellement énormes", "je suis persuadée que c'est le plus beau jour de sa vie". AP


 

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/ameriques/20080703.FAP2985/liberation_dingrid_betancourt_la_suite_des_reactions_2.html

par beber
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Vendredi 4 juillet 2008
Reuters

Réélu facilement à la présidence colombienne en 2006, Alvaro Uribe pourrait compter sur des soutiens encore plus nombreux au moment d'envisager un troisième mandat, après la libération d'Ingrid Betancourt et de 14 autres otages de la guérilla marxiste.

Apprécié pour son combat contre les Forces armées révolutionnaires de Colombie, Uribe se montre évasif lorsqu'il s'agit d'évoquer une éventuelle réélection, d'autant que cette idée génère des inquiétudes, jusqu'aux Etats-Unis, dont il est le plus proche allié en Amérique du Sud.

La semaine dernière, le chef d'Etat colombien a souhaité que l'élection présidentielle de 2006 soit de nouveau organisée, la Cour suprême ayant jugé que le scrutin avait été entaché de corruption.

Un temps sur la défensive, en raison de ces accusations de corruption et de l'enquête sur les liens entre une soixantaine de parlementaires et des escadrons de la mort paramilitaires, Uribe semble désormais au faîte de sa popularité.

Fort d'un bilan économique flatteur et de progrès en matière de sécurité, il est crédité selon un sondage récent de 80% d'opinions favorables.

La semaine dernière, celui-ci a suggéré que la population décide par référendum d'une éventuelle nouvelle tenue de l'élection de 2006, une façon de passer outre les institutions, selon ses opposants.

Ses partisans ont commencé à collecter des signatures pour faire modifier la Constitution afin de lui permettre de briguer un troisième mandat en 2010, l'organisation d'un référendum sur cette question étant soumise à l'approbation du Congrès et de la Cour constitutionnelle.

Sa réélection en 2006 avait déjà été rendue possible par une modification du texte, qui interdisait de briguer deux mandats présidentiels consécutifs.

"Même les Colombiens qui soutiennent Uribe s'interrogent sur l'idée d'un troisième mandat, et le danger existe que l'orgueil présidentiel fasse peu de cas des institutions judiciaires et politiques", souligne Cynthia Arnson, du centre d'études Woodrow Wilson.

LA MÊME POLITIQUE AVEC UN AUTRE

A Wall Street, ou la politique économique d'Uribe est saluée, cette possibilité de le voir rester au pouvoir quatre ans de plus soulève des interrogations.

Plusieurs alliés du président colombien sont présentés comme de possibles candidats, mais aucun ne parvient à émerger.

"Ce serait bien que quelqu'un d'autre qu'Uribe poursuive la même politique, car cela enverrait un signe formidable de maturité démocratique", juge Alberto Ramos, de Goldman Sachs.

"S'il n'y a personne pour mener cette même politique avec succès, un éventuel troisième mandat serait le second meilleur choix pour éviter un retournement", ajoute-t-il.

Avocat porté à la présidence en 2002, Uribe, 56 ans, a jusqu'alors affirmé qu'il ne se présenterait une troisième fois qu'en cas de "catastrophe".

Il entend dans l'immédiat poursuivre sa politique de "sécurité démocratique" qui l'a conduit à lutter efficacement contre la guérilla marxiste et à redresser l'économie.

"Le président peut choisir entre deux voies: rester au pouvoir, parce que personne ne va l'en empêcher, ou achever son second mandat et entrer dans l'histoire comme celui qui a mis les Farc à genoux", observe le parlementaire d'opposition Gustavo Petro.

Son succès contre les Farc, plus vieille guérilla d'Amérique latine, pourrait le pousser à s'accrocher à la présidence, d'autant qu'il n'est même pas contesté par ceux qui critiquent son bilan en matière de droits de l'homme.

Organisation autrefois forte de 17.000 hommes, capables de conquérir des villes, commettre des attentats dans des quartiers huppés et d'enlever n'importe qui, n'importe ou en Colombie, les Farc sont de plus en plus affaiblies, et ne compteraient plus que 9.000 membres.

Au cours des derniers mois, la guérilla a perdu son chef historique, Manuel Marulanda, son numéro deux, Raul Reyes, et le plus jeune membre de son secrétariat général, Ivan Rios, tous trois décédés en mars.

La libération, mercredi, de 15 otages, dont l'ex-candidate à la présidence colombienne Ingrid Betancourt, est considéré comme le coup le plus dur porté aux Farc.

Même avant celle-ci, les plus fervents partisans d'Uribe ne doutaient pas de la continuité à la tête de l'Etat.

"Il est le seul à porter la culotte", affirmait il y a une semaine Isadora Julio, lors d'une réunion publique. "Maintenant, nous pouvons aller partout sans crainte."

Version française Grégory Blachier


 

http://www.lexpress.fr/actualite/depeches/infojour/reuters.asp?id=74331

par beber
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Mercredi 2 juillet 2008
Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) qui retenaient en otage Ingrid Betancourt, Franco-colombienne dont la libération a été annoncée mercredi par le gouvernement colombien, constituent l'une des plus importantes guérillas d'Amérique latine.
Forte de plusieurs milliers de combattants, après plus de quarante ans de lutte armée, c'est à travers la pratique des enlèvements que cette organisation d'obédience marxiste s'est fait remarquer sur la scène internationale.
Outre l'ex-candidate écologiste à l'élection présidentielle en Colombie, qui a aussi la nationalité française, les Farc avaient capturé en 2003 trois Américains alors en mission anti-drogue pour le compte des Etats-Unis, également libérés par l'armée colombienne, selon l'annonce du ministre de la Défense Juan Manuel Santos.
Inscrits sur la liste des groupes terroristes de l'Union européenne et des Etats-Unis, les Farc réclament la libération de 500 guérilleros emprisonnés, en échange de celle d'un groupe d'otages dit "politiques", parmi lesquelles figuraient aussi des militaires et responsables politiques colombiens.
Fondée en 1964 par un groupe de paysans dirigé par Manuel Marulanda jusqu'à sa mort le 26 mars dernier, cette guérilla est déployée dans la plupart des régions et combat sur plus de soixante-dix fronts.
Sa principale zone d'influence demeure l'épaisse jungle du sud-est du pays, où se situent les plantations de coca destinées à la fabrication de cocaïne qui assure une grande partie des revenus des rebelles.
Entre novembre 1998 et février 2002, les Farc ont poursuivi un dialogue avec le gouvernement du président de l'époque Andres Pastrana qui leur avait accordé une zone démilitarisée de 42.000 km2 dans les forêts du Caguan (sud) pour les négociations.
Après l'accession au pouvoir en 2002 du conservateur Alvaro Uribe, ennemi juré des guérillas, le dialogue avec le gouvernement n'a cessé de suivre une voie tortueuse, le président actuel ayant toujours privilégié l'option militaire à l'encontre des rebelles.
Les effectifs des Farc sont sujet à caution.
Les organismes de sécurité estiment qu'au début de la décennie, cette guérilla mobilisait environ 17.000 recrues.
Mais en janvier dernier, le ministre de la Défense Juan Manuel Santos a affirmé qu'elle avait perdu la moitié de ses troupes, ne comptant désormais plus que 6.000 à 8.000 rebelles, après une vague de captures et de désertions.
Les Farc "sont en train de se fissurer, elles ont perdu d'importants chefs de file. En seulement un an, environ 2.500 combattants ont déserté leurs rangs", avait dit alors le ministre.
Depuis, la guérilla a accusé un coup très rude avec la mort de leur numéro deux et porte-parole, Raul Reyes, abattu lors d'un raid de l'armée colombienne en Equateur le 1er mars, suivie de près par le décès de leur chef Marulanda.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/ameriques/20080702.OBS1231/les_farc_la_plus_importante_force_revolutionnaire_damer.html
par beber
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Mercredi 18 juin 2008
Ophélie Wallaert (lefigaro.fr) avec AFP, AP et Le Parisien
18/06/2008 | Mise à jour : 19:17 |
Commentaires 2
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La proposition de Nicolas Sarkozy avait suscité l'hostilité d'historiens, psychologues et enseignants ainsi que de nombreuses personnalités.
La proposition de Nicolas Sarkozy avait suscité l'hostilité d'historiens, psychologues et enseignants ainsi que de nombreuses personnalités. Crédits photo : AFP

La proposition présidentielle avait soulevé un tollé en février dernier. Un projet de circulaire du ministre Darcos suggère d'autres approches.

Que chacun des 600 000 élèves de CM2 parrainent l'un des 11 400 enfants victimes de la Shoah. L'idée, lancée par Nicolas Sarkozy, avait soulevé un tollé en février dernier. Un projet de circulaire du ministre de l'Education Xavier Darcos sur l'enseignement de la Shoah, dévoilé mercredi, l'a définitivement enterrée.

Sur le fond, «la thématique des enfants victimes» de la Shoah est toujours «une entrée à privilégier en CM2», selon le projet de circulaire. Sur la forme, «les maîtres sont libres de leurs choix pédagogiques» car «plusieurs approches, souvent complémentaires, sont possibles». Plutôt qu'un parrainage, il est ainsi conseillé d'évoquer avec les enfants «un nom, un visage, un itinéraire, l'exemple singulier d'une famille». Ce serait, selon le texte, «une approche respectueuse de la sensibilité des enfants».

L'impact psychologique possible de cette approche sur des enfants de 9-10 ans avait notamment suscité la réprobation. «Culpabilisant», «insoutenable» : de nombreuses personnalités de tous bords - dont Simone Veil - étaient montées au créneau en début d'année suite à l'annonce explosive du président Sarkozy. Le 13 février, lors du dîner annuel du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), celui-ci avait annoncé avoir «demandé au gouvernement» que le principe du parrainage soit développé «à partir de la rentrée scolaire 2008».

«Éviter le compassionnel»

Pour faire retomber la polémique, Xavier Darcos avait alors mis en place une commission chargée d'étudier la proposition présidentielle, avec à sa tête Hélène Waysbord-Loing, présidente de l'association de la Maison d'Izieu.

Le projet de directive s'appuie sur le fruit du travail mené depuis lors par cette ancienne inspectrice générale en compagnie d'une quinzaine de membre dont Simone Veil, Serge Klarsfeld et le cinéaste Claude Lanzmann. Leur rapport, remis à Xaicer Darcos, rejoint les avis émis en février dernier par nombre d'enseignants, de parents et d'historiens, principaux détracteurs de la proposition Sarkozy. Hélène Waysbord-Loing écrit ainsi que «l'approche par les enfants victimes doit éviter le compassionnel» et «doit privilégier la vie». «C'est donc avant tout l'itinéraire des enfants avant leur déportation qui [sera] évoqué». Relevant la nécessité de mieux enseigner la Shoah aux élèves de France, elle souligne que cela «leur permet par le biais de récits et de figures particulières de s'initier à un passé qui a déterminé l'organisation présente du monde».


 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/06/18/01016-20080618ARTFIG00583-le-parrainage-d-enfants-juifs-bel-et-bien-abandonne.php

par beber
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Mercredi 18 juin 2008

PARIS — Le président syrien Bachar el-Assad sera présent les 13 et 14 juillet à Paris, mais une rencontre directe avec le Premier ministre israélien Ehoud Olmert n'est pas attendue a priori, a déclaré mercredi une source à l'Elysée.

Bachar el-Assad, invité à Paris pour le sommet fondateur de l'Union pour la Méditerranée et le défilé du 14 juillet, a annoncé sa présence à ces deux événements aux deux émissaires personnels de Nicolas Sarkozy qu'il a reçus dimanche dernier. Il se trouvera au sommet de Paris dans la même salle que le Premier ministre israélien Ehoud Olmert.

Mais il n'est pas certain que les dirigeants des deux pays, toujours officiellement en guerre, se parlent à Paris. Israël et la Syrie ne sont pas encore à ce point dans leur rapprochement, dit-on de même source.

Des pourparlers indirects entre les deux pays se tiennent depuis quelques semaines à Istanbul sous l'égide de la Turquie. L'état des négociations montre clairement que les deux parties ne sont pas encore au stade des discussions directes, selon cette même source à l'Elysée.

Le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant a pourtant déclaré mercredi que la présence de Bachar el-Assad à Paris pourrait être "l'occasion de contacts directs" avec Israël.

"On voit maintenant M. Olmert qui suggère que le sommet du 13 soit l'occasion de contacts directs, il y a un enjeu et c'est la vocation pacifique de la France que d'essayer de faire en sorte que cela marche", a souligné sur Europe-1 Claude Guéant, qui s'est rendu dimanche en Syrie avec Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy. Les deux émissaires se sont entretenus longuement avec Bachar el-Assad et avec le ministre syrien des Affaires étrangères.

Quant à la présence controversée de Bachar el-Assad au défilé du 14-Juillet, très critiquée en France et au Liban, Claude Guéant a souligné que le président syrien n'était "absolument pas un invité d'honneur" et qu'il "ne savait pas s'il serait là". Mais "le 12 et 13, il sera là".

Les dirigeants de 43 pays, membres de l'Union européenne et pays riverains de la Méditerranée, ont été invités par Nicolas Sarkozy à ce sommet, destiné à lancer le projet cher au président français. Seul le dirigeant libyen Moammar Kadhafi, opposé à l'Union pour la Méditerranée, n'a pas confirmé sa présence. L'Elysée compte en revanche sur la venue de l'Algérien Abdelaziz Bouteflika.


http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5jWA7U3bh_tAcJw2xwHaXvusVh5hA

 

par beber
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