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Jeudi 31 juillet 2008

par Anne Fauquemberg

Article publié le 30/07/2008 Dernière mise à jour le 30/07/2008 à 22:12 TU

Au lendemain de son incarcération dans la prison de Skeveningue, près de La Haye, Radovan Karadzic va comparaître pour la première fois devant un juge du Tribunal pénal international (TPIY) pour l'ex-Yougoslavie. L'audience est prévue jeudi à partir de 16H. Elle marquera la réapparition publique de l'ancien dirigeant bosno-serbe après une douzaine d'années de clandestinité. 161 personnes ont été officiellement inculpées depuis 1993 par le TPIY. Retour sur quelques procès emblématiques.

161 personnes ont été officiellement inculpées depuis 1993 par le TPI. 115 procédures sont closes. Parmi ces affaires, 10 acquittements ont été prononcés.

Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie a prononcé 56 condamnations, dont 8 sont actuellement en appel.

Enfin, 27 procès sont actuellement en cours et plus d’une dizaine ont été transférés à des juridictions locales en Croatie, Serbie, Monténégro et Bosnie-Herzégovine.

Les procès de Slobodan Milosevic, Radislav Krstic et Bijlanic Plavsic sont emblématiques du TPIY.

Slobodan Milosevic

Slobodan Milosevic devant le Tribunal pénal international (TPI) de La Haye.(Photo : AFP)

Son procès est devenu emblématique pour sa longueur : 467 jours de procédure, et pour son caractère inachevé. Slobodan Milosevic est, en effet, mort avant la fin de son procès.

L’ancien président de la République fédérale de Yougoslavie répondait de 66 chefs d’inculpation pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Slobodan Milosevic est l’un des responsables du massacre de Srebrenica perpétré en 1995.

Son procès s’est ouvert le 12 février 2002. L’accusation a mis deux ans pour réunir ses preuves après avoir interrogé 290 témoins. A partir de 2004, ce fut au tour de la défense de plaider. Milosevic avait choisi d’assurer sa défense lui-même.  La procédure judiciaire a pris beaucoup de retard du fait des problèmes de santé de l’accusé. Le 11 mars 2006, Slobodan Milosevic est retrouvé mort dans sa cellule. Le TPIY n’a jamais pu délivrer son verdict et a dû clore ce procès.

Radislav Krstic

Radislav Krstic.(Photo : AFP/archives)

C’est lors de son procès que le TPIY a établi de manière irrévocable qu’un génocide a été commis à Srebrenica.

Radislav Krstic est le général qui a dirigé l’attaque contre Srebrenica au mois de juillet 1995. Arrêté et transféré à La Haye en décembre 1998, Radislav Kristic plaide « non coupable » lors de l’ouverture de son procès. Il est accusé de génocide, de traitements cruels et inhumains, de persécution ayant pris la forme de meurtres.

Condamné à 46 années d’emprisonnement le 2 août 2001, sa peine est réduite à 35 ans lors du jugement en appel rendu en avril 2004. Radislav Krstic a été transféré en Grande-Bretagne pour purger sa peine.

Bijlana Plavsic

Biljana Plavsic.(Photo : AFP/archives)

C’est la seule femme condamnée par le TPI. Bijlana Plavsic était l’une des dirigeantes de la présidence collégiale de Bosnie-Herzégovine de 1990 à 1992, puis de la République serbe de Bosnie-Herzégovine de février à mai 1992.

Elle est inculpée de génocide, crimes contre l’humanité et violation des lois et des coutumes de guerre. Elle s’est rendue volontairement au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie le 10 janvier 2001. Lors de sa comparution initiale, elle a plaidé « non coupable ».

Bijlana Plavsic a été condamnée à 11 ans d’emprisonnement, le 27 février 2003. Elle purge actuellement sa peine en Suède.


 

http://www.rfi.fr/actufr/articles/103/article_69183.asp


par beber
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Vendredi 4 juillet 2008

REGARDEZ : À peine arrivée, Ingrid Betancourt pleure

Ingrid Betancourt et ses enfants quittent l'Elysée et rejoignent l'Hôtel Marigny, le 4 juillet 2008 © CYRIEL MARTIN


 

Elle prend la parole une fois sur le tarmac


À 16 h 04, l'Airbus A319 de la République française qui a fait escale aux Antilles vient de ramener Ingrid Betancourt. Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy attendaient l'ex-otage au pied de l'avion. Les enfants d'Ingrid Betancourt sont descendus peu après, suivis de leur père. Une discussion a eu lieu au pied de la passerelle entre le président de la République, Ingrid Betancourt et Bernard Kouchner.

À bord de l'avion, se trouvait aussi un médecin qui a examiné Ingrid Betancourt et qui juge son état "satisfaisant".

La presse était massée derrière un cordon de sécurité à côté des membres du comité de soutien reconnaissables à leur tee-shirt jaune. Trois micros ont été installés sur le tarmac.

Dans l'avion qui la ramenait vers la France, Ingrid Betancourt a notamment déclaré qu'elle devait "sa vie à la France". Et de raconter qu'un de ses compagnons de captivité a été repris et fusillé après une tentative d'évasion. "Si la France n'avait pas été derrière moi, j'aurais probablement subi le même sort."

Il est prévu que demain, samedi 5 juillet, Ingrid Betancourt passe la journée à l'hôpital du Val-de-Grâce pour y subir des examens médicaux et notamment sanguins afin de vérifier si elle n'a pas contracté d'hépatite C.

Nicolas Sarkozy et Ingrid Betancourt se sont, ensuite, exprimés à tour de rôle au pied de l'avion.

Le chef de l'État, visiblement ému, a déclaré que la France était heureuse qu'Ingrid Betancourt soit de retour, qu'elle avait une famille formidable, car ils n'avaient jamais renoncé. Et de rappeler que, comme les infirmières bulgares, la "lumière [était] au bout du chemin". "Cela donne du courage à la France de se battre pour une cause comme la vôtre. Bienvenue, la France vous aime."

Ingrid Betancourt a longuement répondu au chef de l'État. Elle a commencé par dire qu'elle rêvait de vivre ce moment depuis sept ans. Et d'ajouter qu'elle était "comblée d'être vivante et d'être libre". "La France c'est chez moi, vous êtes ma famille [...]. J'ai beaucoup pleuré de douleur pendant sept ans. Aujourd'hui, je pleure de joie."

Puis, Ingrid Betancourt s'en est allée voir ses comités de soutien, rencontrant notamment des personnalités et des inconnus qui se sont mobilisés pour elle.

À l'Élysée, la journaliste et ex-détenue en Irak Florence Aubenas et Hervé Marro, responsable de son principal comité de soutien, sont arrivés peu avant la Franco-Colombienne.

À 17 h 13, Nicolas Sarkozy et Ingrid Betancourt ont commencé à s'exprimer dans un salon de l'Élysée. Le chef de l'État a fait longuement applaudir la famille de l'ex-otage avant de souligner l'engagement du maire de Paris Bertrand Delanoë et de personnalités du monde de la chanson, tout particulièrement du chanteur Renaud.

L'ex-otage a ensuite pris la parole et raconté en quelques mots son calvaire. Elle a décrit l'hostilité de la jungle dans laquelle "tout pique", qu'elle a "dû marcher 300 kilomètres par an". Ingrid Betancourt rappelle que, sans le soutien des personnes qui se sont mobilisées pour elle, jamais elle n'aurait pu tenir aux mains des Farc. Elle a, ensuite, demandé que l'on continue le combat pour ceux qui restent encore prisonniers de l'organisation révolutionnaire qui, selon Ingrid Betancourt, ne communique plus avec personne. Ingrid Betancourt a ensuite suggéré que l'on crée une bourse franco-colombienne "de la liberté" pour des étudiants victimes des Farc. Cette idée s'inspire du fait que, pendant sa captivité, Ingrid Betancourt donnait des cours de français aux autres prisonniers afin de les détourner de l'idée du suicide.

Nicolas Sarkozy a conclu en confirmant qu'il ne fallait pas oublier les autres otages. Le chef de l'État a répondu favorablement au projet d'accueil des victimes des Farc. Et il a rappelé que les membres des Farc pouvaient eux-mêmes venir en France s'ils arrêtaient leur combat de "tortionnaires moyenâgeux". Nicolas Sarkozy a ensuite longuement évoqué le soldat Shalit , toujours prisonnier et dont il souhaite la libération.

À 18 heures, le marathon médiatique se poursuit avec une conférence de presse d'une heure dans les salons de l'Hôtel Marigny, en face de l'Élysée. Ingrid Betancourt répond sans relâche aux questions des journalistes du monde entier. Quarante-huit heures après sa libération, les premières polémiques ont déjà commencé et l'ex-otage est rapidement interrogée sur le versement d'une rançon de 20 millions de dollars pour la libérer. Calmement, elle répond : "Je garde en mémoire le geste que m'a fait cet homme accroupi par terre, les yeux bandés, les mains dans le dos, poings et pieds liés. Je ne pense pas que quelqu'un qui ait pu recevoir une rançon puisse avoir une expression comme celle-là." Ingrid Betancourt ne sourit plus, et affirme, l'air grave : "Franchement, honnêtement, dans mon coeur, je ne pense pas qu'on puisse me duper facilement. Je ne pense pas que ce que j'ai vu soit une mise en scène. Il y avait un degré de tension", ajoute-t-elle.

Dans la salle, le président du comité de soutien à l'ex-otage, Hervé Marro, soupire. "Tout le monde se jette sur elle. Ils semblent oublier qu'elle vient de passer six ans et demi dans la jungle." Il n'a presque pas eu le temps de parler avec celle pour qui il se bat depuis si longtemps. "Je suis épuisé", finit-il par lâcher, confiant son impatience de prendre des vacances. Dans les couloirs de l'Hôtel Marigny, le service de sécurité montre également quelques signes de fatigue et repousse sans ménagement les journalistes trop curieux. À 19 heures, Ingrid Betancourt quitte les ors de la République, et s'engouffre dans une voiture blindée, vitres teintées. La folle journée de l'ex-otage n'est pas encore terminée. Direction Boulogne-Billancourt et le 20 heures de TF1...


 


 

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/regardez-a-peine-arrivee-betancourt-s-exprime-a-villacoublay-et-a/924/0/258041

par beber
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Vendredi 4 juillet 2008

Le taux de réussite au baccalauréat général à l'issue du 1er groupe de la session de juin a atteint 74,9% en France métropolitaine et dans les DOM, soit 0,6 point de moins qu'en 2007, annonce aujourd'hui le ministère de l'Education qui précise que ces données provisoires ne concernent pas sept académies représentant 20% des candidats.

C'est notamment dans la série ES que la baisse est la plus forte: -3,4 points par rapport à la session précédente. Dans les séries S, la diminution est plus faible avec -0,2 point. La réussite en L augmente en revanche de 2,7 points.

Ainsi, précise le ministère, 78,2% des candidats au bac S ont été reçus en juin, 71,8% en ES et 71% en L. Par ailleurs, avec un taux de succès au premier groupe de 63,3%, la réussite dans les séries technologiques augmente de 1,8 point. La réussite dans le secteur industriel baisse (-3,3 points, à 66,5%). Enfin, le taux de réussite du secteur tertiaire gagne quatre points, s'élevant à 62%.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/07/04/01011-20080704FILWWW00558-bac-d-admis-provisoire.php

par beber
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Vendredi 4 juillet 2008

La polémique était vive vendredi en France au lendemain des déclarations de Ségolène Royal qui a estimé que Nicolas Sarkozy n'a joué aucun rôle dans la libération d'Ingrid Betancourt. Jean-Pierre Raffarin a dénoncé "une polémique secondaire digne de politicien secondaire", tandis que le Premier ministre François Fillon a parlé de "faute" et de "polémique regrettable" et Jack Lang de "rare mesquinerie".

Ségolène Royal et Jean-Pierre Raffarin, tout comme Alain Juppé ou encore François Hollande, se trouvaient au Canada pour les cérémonies du 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec auxquelles a participé également M. Fillon.

Prenant délibérément le contre-pied des déclarations de Bertrand Delanoë ou encore François Hollande à propos de la libération d'Ingrid Betancourt et de 14 autres otages en Colombie, Ségolène Royal a souligné qu'elle ne souhaitait "ni polémique ni récupération politique", avant d'ajouter toutefois: "en l'occurrence, Nicolas Sarkozy n'a été absolument pour rien dans cette libération".

La présidente de la région Poitou-Charentes a déclaré: "Tout le monde le sait, c'est une opération colombienne rondement menée, qui a bien marché, qui prouve que les négociations avec les FARC étaient quand même inutiles et n'avaient débouché sur rien. Je pense aussi que la désorganisation des FARC a permis la réussite de cette opération militaire".

L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle s'est félicitée "qu'il y ait aujourd'hui un rassemblement national autour de cette libération mais (...) les récupérations politiques seraient complètement décalées" puisque "en l'occurrence Nicolas Sarkozy n'a été absolument pour rien dans cette libération".

Revenant vendredi sur ces propos, M. Fillon y a vu "une faute" qui "a d'ailleurs été saluée comme telle par l'ensemble du monde politique français". "Cette polémique est regrettable et je pense que Mme Royal devra la regretter", a-t-il dit.

"Personne ne veut récupérer la libération d'Ingrid Betancourt", a-t-il poursuivi mais "personne ne peut nier que depuis un an le président Nicolas Sarkozy a fait des efforts considérables pour débloquer la situation d'Ingrid Betancourt et en particulier pour éviter qu'elle ne soit oubliée, que l'oubli s'installe. Et si l'oubli s'était installé, naturellement on peut penser que la libération d'Ingrid Betancourt n'aurait pas eu lieu dans les conditions où elle a eu lieu".

Le député socialiste du Pas-de-Calais Jack Lang a lui aussi critiqué vendredi les propos de Ségolène Royal, jugeant que "les querelles autour d'une prétendue récupération politique me paraissent dérisoires". Dans un communiqué, l'ancien ministre estime que "minimiser aujourd'hui le rôle du président Sarkozy relève d'une rare mesquinerie et d'un manque d'élégance morale", car "le président français n'a pas ménagé sa peine pour arracher Ingrid Betancourt à ses geôliers".

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin avait aussitôt réagi jeudi à cette déclaration en estimant qu'il s'agissait d'"une faute très grave, de l'agitation politique, une polémique secondaire digne de politicien secondaire".

Pour sa part, le président du MoDem François Bayrou a estimé vendredi sur France Info "qu'il n'y pas lieu à polémique sur ce sujet". Concernant le rôle joué par Nicolas Sarkozy dans l'opération de sauvetage des otages, M. Bayrou a rappelé "qu'il est du devoir du président de la République de tout faire" pour obtenir la liberté d'un compatriote.

Le socialiste Jean-Louis Bianco, ancien co-directeur de la campagne présidentielle de Ségolène Royal, a déploré vendredi que "la droite soulève une polémique inutile et vindicative", alors que Ségolène Royal "a dit tout simplement la vérité". Elle "n'a fait que reprendre les termes même du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant", assure-t-il dans un communiqué. AP


 

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/politique/20080704.FAP3407/polemique_apres_les_propos_de_royal_sur_la_liberation_d.html

par beber
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Vendredi 4 juillet 2008
Reuters

Ingrid Betancourt, qui a été accueillie à son arrivée en France par Nicolas Sarkozy, a défendu le rôle du président français dans sa libération et lui a demandé de continuer à oeuvrer en faveur des otages toujours captifs de la guérilla colombienne.

L'ex-otage franco-colombienne a assuré que sa libération et celle de 14 compagnons de détention, organisée mercredi par l'armée colombienne, n'était pas "une mise en scène".

La radio suisse romande (RSR), citant "une source proche des événements", affirme que 20 millions de dollars ont été versés aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) en échange des quinze otages, à l'initiative des Etats-Unis. Trois militaires américains figurent au nombre des personnes libérées.

"Je ne pense pas que ce que j'ai vu soit une mise en scène. (...) Lorsque l'hélicoptère a décollé et que les deux commandants (des Farc) ont été neutralisés, la joie de nous tous et surtout la joie de ceux qui avaient commandé l'opération n'était pas fictive", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse à l'hôtel Marigny, près de l'Elysée.

Le ministère français des Affaires étrangères a déclaré que Paris n'avait versé aucune rançon.

Ingrid Betancourt, 46 ans, et sa famille sont arrivés en France à 16h00, sur la base aérienne militaire de Villacoublay (Yvelines), près de Paris, en provenance de Bogota à bord d'un avion de la République française dans lequel se trouvait également le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

Nicolas Sarkozy et son épouse Carla l'ont accueillie à sa descente d'avion.

"C'est toute la France qui est heureuse que vous soyez là. C'est toute la France qui est impressionnée par la façon dont vous revenez, avec ce sourire, cette force. C'est toute la France qui admire votre dignité", a dit le chef de l'Etat lors d'une brève déclaration sur le tarmac.

"C'est un message d'espoir pour tous ceux qui souffrent dans le monde et qui sont privés de liberté, rien n'est inéluctable", a-t-il souligné, l'ex-otage à ses côtés.

"REFLEXION COMMUNE" ENTRE BOGOTA ET PARIS

Ingrid Betancourt, émue, visiblement lasse, a remercié la France, son "autre famille", et rendu hommage à l'action de Nicolas Sarkozy, qui avait dès le soir de son élection, le 6 mai 2007, formé le voeu d'obtenir la libération de la jeune femme. "Je vous dois tout".

"J'ai beaucoup pleuré pendant sept ans, de douleur et d'indignation. Aujourd'hui je pleure de joie", a dit celle qui avait été enlevée en février 2002 par les Farc.

La France, qui mettait en doute la stratégie de fermeté du président colombien Alvaro Uribe et privilégiait les canaux de la négociation, n'a pas été associée à l'opération de mercredi, mais Ingrid Betancourt a tenu à mettre en avant son rôle.

"Le gouvernement colombien a mis au point une stratégie différente qui était le fruit de la réflexion commune entre Français et Colombiens", a-t-elle expliqué.

Conviée par la suite à l'Elysée pour une cérémonie en son honneur en présence notamment du couple présidentiel, du maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë et de membres de ses comités de soutien, Ingrid Betancourt a demandé l'aide de Nicolas Sarkozy pour les otages toujours aux mains des Farc.

"Pour ceux qui restent solidaires des preneurs d'otages, il n'y a pas d'espoir. Il faut faire le choix : soit on fait le bon choix et dans ce cas-là la France répondra 'présent', soit on fait le mauvais choix et dans ce cas-là, la France ne pourra rien", a répondu le chef de l'Etat, réitérant la proposition de la France d'accueillir des guérilleros démobilisés.

Il a annoncé qu'il se rendrait en Amérique latine avec Bernard Kouchner pour remercier Alvaro Uribe et les dirigeants vénézuélien, équatorien et argentin.

Ingrid Betancourt, qui a déclaré que son séjour français durerait "quelques jours", se rendra samedi à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, à Paris, pour y subir des examens médicaux.

On ignore pour l'heure le détail du reste de son programme, mais l'Elysée a de nouveau fait savoir qu'elle était la bienvenue aux festivités du 14-Juillet.

"Je vais être là pour le 14-Juillet mais en famille, avec vous, entre vous. Je n'ai pas été invitée par le président", a-t-elle dit lors de sa conférence de presse.

Service France, édité par Pascal Liétout


 

http://www.lexpress.fr/actualite/depeches/infojour/reuters.asp?id=74393

par beber
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